Posté le 14.06.2008 par commerceinternational
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Posté le 14.06.2008 par commerceinternational
Les alliances françaises sont en général un lieu privilégié de la sociabilité des expatriés français à l'étranger, un bon moyen donc pour un nouvel arrivant de se faire des connaissances.
Le réseau de l’Alliance française comprend :
l’école internationale de langue française de Paris,
des comités situés dans les villes de province en France, qui accueillent des étudiants étrangers,
plus de 1 071 comités installés dans 133 pays (qui n’ont pas tous d’activité régulière d’enseignement). Voir par exemple l'alliance française de Manchester ci-dessous.
Environ 440 000 étudiants apprennent le français dans les centres de l’Alliance française.
Les Alliances installées dans les pays étrangers sont généralement nées d’initiatives locales et sont très intégrées dans la vie des pays. Régies par le droit local (le plus souvent sous une forme associative), elles sont indépendantes de l’Alliance française de Paris, tant statutairement que financièrement, et fonctionnent vis-à-vis du siège parisien comme des franchises. L’Alliance française de Paris est propriétaire de la marque « Alliance française » et accorde le droit de l’utiliser après examen des statuts et des objectifs annoncés. Il n’y a pas de relations financières entre le siège et les Alliances installées à l’étranger qui doivent pourvoir elles-mêmes à leur financement. Ainsi à New York, le French Institute Alliance Française recourt au mécénat tel qu’il est pratiqué aux États-Unis.
Le ministère français des Affaires étrangères a depuis 2001 une politique de signature de conventions-cadres de coopération entre les Alliances françaises et les services de coopération et d’action culturelle des ambassades, qui peuvent aller jusqu’à confier la gestion de l’action culturelle à l’Alliance française locale. Ces conventions peuvent prévoir des subventions publiques et la mise à disposition de personnels français détachés pour des fonctions de direction. Seuls les plus grandes antennes, soit environ 20% des implantations[1].
Ce mode de financement par des associations autonomes le distingue d'organismes étrangers équivalents tels que le British Council, le Goethe-Institut allemand ou l'Institut Cervantes espagnol.
Extrait d'un article de Wikipédia
Annuaire du réseau mondial
http://www.alliancefr.org/annuaire-af/
Posté le 14.06.2008 par commerceinternational
Posté le 07.06.2008 par commerceinternational
LES RELAIS INSTITUTIONNELS EN APPUI A VOTRE DEMARCHE COMMERCIALE
Coordonnées de la DGTPE
139, rue de Bercy
75572 PARIS CEDEX
Tél : 01.40.04.04.04
Le Ministère de l'Economie des Finances et del'Emploi
La Direction générale du Trésor et de la politique économique - DGTPE - Ministère de l'Economie et des Finances prépare et met en oeuvre la politique du gouvernement en matière de commerce extérieur. Elle informe les entreprises françaises, les guide et soutient leurs initiatives. La Direction coordonne le système d'assurance-crédit et le financement des exportations françaises.
Coordonnées d'UBIFRANCE
77 Boulevard Saint-Jacques
75998 Paris cedex 14
Tél : 0 810 817 817 (prix d'un appel local)
UBIFRANCE a pour mission de favoriser les échanges extérieurs et l'expansion économique de la France sur les marchés étrangers. Sa vocation est d'informer les entreprises à tous les stades de leur démarche internationale en leur fournissant un éventail de prestations complémentaires, s'appuyant sur de la documentation produite notamment par les Missions Economiques
Coordonnées du CFME-ACTIM
14, avenue d'Eylau
75116 PARIS
Tél : 01.44.34.50.00
Le Comité Français des Manifestations Economiques à l'Etranger et L'Agence pour la Coopération Technique, Industrielle et Economique (CFME-ACTIM) ont pour mission de promouvoir le savoir-faire et les technologies français, de favoriser les rencontres avec les décideurs économiques et administratifs étrangers et de faire connaître les produits français grâce à la presse technique internationale. Ils permettent notamment aux entreprises de bénéficier d'un ou de plusieurs Coopérants du Service National en Entreprises (CSNE) et s'occupent de l'organisation des expositions et des salons à l'étranger.
Coordonnées de La Documentation Française
29-31, Quai Voltaire
75007 PARIS
Tél : 01.40.15.70.00
Fax : 01.40.15.72.30
La Documentation Française a également une mission d'information et produit un fond documentaire important (livres et périodiques), sur des thèmes généraux.
Centre d'accueil et d'informations des Français à l'étranger (ACIFE)
Ministère des Affaires Etrangères - ouvert du lundi au vendredi
34, rue La Pérouse
75116 PARIS
Tél : 01 40 66 60 79 et 01 40 66 69 20
Les missions économiques à l'étranger:
http://www.missioneco.org/Cotedivoire/documents_new.asp?V=5_HTML_34
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Posté le 06.06.2008 par commerceinternational
Posté le 06.06.2008 par commerceinternational
Les pages jaunes du monde entier
Les annuaires de tous les pays du monde
Les pages jaunes internationales peuvent servir pour toutes les recherches internationales dans les continents et les pays du monde entier.
Recherche d'entreprises: stages ou missions.
Recherche de logements, pensions de famille et hotels.
Recherche d'ambassades et de missions économiques.
Recherche de partenaires et de distributeurs.
Il suffit pour cela d'avoir des mots clés pertinents.
Cliquer sur le lien suivant.
http://www.wayp.com/
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Posté le 30.05.2008 par commerceinternational
Recherche de stages à l’étranger
Beaucoup de classes et de formations en Commerce International nécessitent un stage à l’étranger.
Généralement c’est le premier obstacle sur lequel trébuche l’étudiant en Commerce International… Cependant celui qui se lance dans cette spécialité, doit savoir qu’il aura des recherches de distributeurs à faire, des salons commerciaux à préparer, des voyages d’étude à organiser et bien d’autres recherches encore, et bien sûr tout cela à l’étranger !
Le professeur ou le formateur définit les attendus du stage. On qualifiera cela de cahier des charges. Une fois l'entreprise trouvée, il faut s'assurer que nous sommes bien en conformité avec le cahier des charges.
Exemple: S'il est précisé que le stage à l'étranger doit être un stage de prospection. Il faut formuler immédiatement cette condition lors de la négociation.
Comment faire?
Il convient en premier lieu d’effectuer une recherche pour constituer ce que l’on appelle une fiche pays. L’étudiant doit réunir une base de données complète sur le pays qu’il a choisi. Pour cela il bénéficie des moteurs de recherche sur internet et de toute une série de mots clés.
Ensuite il doit s’intéresser aux formalités de séjours, dans ce pays. Il a à sa disposition les ambassades françaises et tous les réseaux des Missions Economiques Françaises à l’étranger. Voici un lien qui le mettra sur la voie. Cette approche est d’autant plus intéressante qu’il fera connaissance avec les services d’immigration qui préfigureront tout ce qui constituera par la suite les régimes douaniers des marchandises, c’est à dire le statut des marchandises qui voyagent…
Il doit donc trouver un statut de séjour dans le pays concerné, qui dépendra de la durée de son stage.
Il faut savoir que lorsque l’on ne dépasse pas la durée d’admission « tourisme » et que l’on n’est pas rémunéré, ces formalités sont simples et pas plus compliquées que pour un séjour touristique. Les choses se compliquent lorsque le stage est rémunéré.
Pour un étudiant de l’UE qui se rend dans un pays de l’UE aucune formalité spéciale n’est requise.
http://www.missioneco.org/me/
Pour avoir la Mission Economique dans le pays ciblé il suffit de cliquer sur un point précis de la carte.
Sur le site suivant, se trouvent toutes les ambassades à l’étranger, où l’étudiant pourra trouver des informations complémentaires, en s’adressant à l’ambassade du pays choisi.
http://www.expatries.diplomatie.gouv.fr/annuaires/repdipet.asp
L’étudiant doit veiller à une couverture d’assurance pour son séjour à l’étranger.
Cependant il doit bien préciser à sa compagnie d’assurance qu’il s’agit d’un stage à l’étranger et doit veiller aussi à être assuré civilement…
Il doit se renseigner auprès de son organisme de formation si une assurance n’est pas prévue à cet usage, lorsqu’il se rend à l’étranger.
Le choix d’une entreprise à l’étranger :
L’étudiant doit choisir un domaine d’activité et se rendre sur les pages jaunes du pays concerné où il trouvera toutes les entreprises. Le lien suivant lui permettra d’effectuer cette démarche. Sur ce site, se trouvent toutes les pages jaunes du monde entier, classées par zone géographique. Il obtiendra au final les coordonnées précises des entreprises et pourra entrer en contact aves les entreprises choisies.
http://www.pagesjaunes.fr/plusdeservices/annuairedumonde/index.do
Le lien suivant donne tous les indicatifs téléphoniques à l’étranger
http://www.pagesjaunes.fr/plusdeservices/annuairedumonde/indicatifs.do
il s'agit de choisir le premier moyen d’entrer en communication avec l’entreprise… Il est bon d’avoir à ce niveau une stratégie et une méthodologie.
La négociation du stage.
Cette partie de la recherche préfigure aussi une compétence importante.
Comment appuyer sa demande et trouver de l’aide.
Il y a pour cela tous les réseaux des Alliances Françaises à l’étranger. Voici un lien important où l’étudiant trouvera toutes les Alliances Françaises dans le monde.
http://www.linternaute.com/voyager/pratique/institutions/ambassade-consulat-alliance.shtml
Ce site donne toutes les Alliances Françaises à l’étranger par ordre alphabétique de pays, que l'on pourra utiliser;
http://pastel.diplomatie.gouv.fr/annuaire_rcac//result.asp?code_theme=&TypeStructure=6&Pays=-1&Ville=-1&complet=1&type=structure
L’étudiant peut aussi contacter avantageusement les Chambres de Commerce Franco Etrangères dont il trouvera la liste sur le document PDF suivant
http://www.stages.univ-rennes1.fr/etudiant/etranger/Chambres%20de%20Commerce%20franco%20etrangeres.pdf.
De même il trouvera sur le site suivant toutes les adresses utiles pour la recherche de stages à l’étranger
http://www.stages.univ-rennes1.fr/etudiant/etranger/organismes.html
Le logement
Lorsque l’étudiant possède des éléments lui permettant d’espérer un stage, il faut qu’il se mette en quête d’un logement à l’étranger. L’Alliance Française à l’étranger lui permettra d’avancer dans cette étape. Les Alliances Françaises ont toujours des listes d’hébergement avec leurs prix.
Le bouche à oreille est souvent d’une grande utilité. Comment les étudiants des promotions précédentes ont-ils solutionner ce problème ? Cela permet aussi d’avoir une appréciation sur la qualité du logement.
A partir d’un moteur de recherche, il est possible d’avancer dans ces recherches. Il suffit de taper des mots clés en relation avec ce que l’on cherche en faisant figurer le nom du pays.
L’étudiant doit savoir que pour rentrer dans un pays étranger, il faut fournir une adresse stable avec souvent le nom et le téléphone du propriétaire.
Le transport
Procéder comme pour un voyage ordinaire. Il peut être avantageux de consulter une agence de voyages pour avoir des tarifs intéressants. Ne pas oublier que les tarifs les plus intéressants sont souvent accompagnés de contraintes comme une impossibilité de modifier les dates du voyage.
Formalités annexes
Dans certains pays il faut des vaccinations particulières.
Prévoir un budget, par rapport au coût de la vie sur place. Les modes de paiement possibles, cartes bancaires, chèques voyage ou autres.
Se renseigner sur la sécurité des personnes, agressions, vols, enlèvements…pour respecter un minimum de prudence.
Dans tous les cas ne pas oublier d'être couvert par une bonne assurance.
Commerceinternational
Posté le 26.05.2008 par commerceinternational
T.I.D. pour rappel ce code signifie "Taxe informatique de dédouanement"
On retrouve ce code sur les factures de transitaire.
Mais aussi les codes suivants
CFS container freight station
CSC contener sevice charges
CSC ( aussi ) control security container
EVP équivalent vingt pieds
FCL full container load
IFP Interim fuel participation
IMDG code maritime international des marchandises dangereuses
LCL less than container load
SH système harmonisé de coopération douanière
THC Terminal handling charges
UP unité payante
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Posté le 24.05.2008 par commerceinternational
Il n'y a pas de dossier type, tout dépend des cas.
Un dossier à l'international est toujours plus complexe...
Parfois vous serez donc en possession que d'une partie de ces pièces...
Il s'agit toujours de bien exploiter les pièces que l'on a.
Cela dépend aussi de ce que l'on a fait en stage. Il convient donc de bien expliquer le travail qui a été confié.
Proforma parfois ( qui peut se transformer en facture avec acceptation)
Facture commerciale (invoice en anglais). Celle-ci doit indiquer la description des marchandises ou de la prestation, le montant à régler, la devise et l'Incoterm. Les délais de paiement. Parfois le tribunal compétent en cas de litige. L'arbitrage si c'est le cas. Parfois aussi le mode de paiement ( l'instrument ou la technique).
Document de transport, attestant de l'expédition de la marchandise. Celui-ci peut être :
Un connaissement maritime (Bill of Lading en anglais), dans le cas de transport maritime ( qui constitue aussi un titre de propriété).
Une Lettre de transport aérien (Airway Bill en anglais), si expédition par avion.
Une Lettre de Voiture ou CMR si expédition par la route.
Certificat d'origine, pour permettre le dédouanement de la marchandise.
DAU
Des documents additionnels peuvent être requis afin de s'assurer de la bonne exécution du contrat :
Liste de poids / colisage
Police ou certificat d'assurance de la marchandise lors de son transport, si Incoterm du groupe C (CIF / CIP) ou D.
Certificats divers, selon la nature de la marchandise.
Liste non exhaustive.
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Posté le 24.05.2008 par commerceinternational
Lettre de crédit ou Crédit Documentaire
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
La lettre de crédit (ou accréditif) est un engagement de paiement d'une banque à une autre banque, généralement d'un autre pays, contre présentation de documents conformes.
Elle est aujourd'hui plus connue sous le nom de crédit documentaire, communément appelé « crédoc », et est parfois désignée par « L/C », abréviation de letter of credit.
Sommaire
1 Histoire
2 Pratique
2.1 Objectif et Contexte
2.2 Acteurs
2.3 Types de Crédits
2.4 Déroulement
2.5 Documents
2.6 Irrégularités Principales
2.7 Amendements
3 Avantages et inconvénients
3.1 Avantages
3.2 Inconvénients
4 Voir Aussi
4.1 Liens internes
I) Histoire
La lettre de crédit fut l'un des premiers outils de paiement à distance émis au Moyen Âge par les banquiers lombards et hanséatiques ainsi que les templiers.
II) Pratique
a) Objectif et Contexte
Le Crédit documentaire est aujourd'hui très utilisé pour sécuriser les transactions de commerce international.
Le crédit documentaire est l’opération par laquelle une banque émettrice s’engage d’ordre et pour compte de son client importateur, le « donneur d’ordre », à régler à un tiers exportateur, le « bénéficiaire », dans un délai déterminé, via une banque intermédiaire (ou banque notificatrice) un montant déterminé contre la remise de documents strictement conformes justifiant la valeur et l’expédition des marchandises.
Le crédit documentaire est soumis aux Règles et Usances Uniformes en matière de crédit documentaire de la Chambre de commerce internationale. La commission bancaire de la Chambre de commerce internationale a révisé ces Règles et Usances par décision du 25 octobre 2006 avec entrée en vigueur le 1er juillet 2007.
Il s'agit de la publication n° 600 de la CCI (RUU 500 auparavant). Les principales modifications de cette nouvelle version des RUU consistent en une simplification des principes applicables, le nombre d'articles des RUU ayant d'ailleurs été réduit de 49 à 39. A noter qu'il est toujours possible d'émettre une lettre de crédit soumise aux RUU 500 de la CCI.
b) Acteurs
Le donneur d'ordre (en anglais : applicant) est l'acheteur ou l'importateur qui est l'initiateur du crédit documentaire auprès de sa banque.
la banque émettrice est celle du donneur d'ordre. Elle émet le crédit documentaire.
la banque notificatrice est celle qui reçoit le crédit documentaire et le transmet au bénéficiaire après avoir étudié la conformité du message d'ouverture. Selon les cas elle peut le confirmer.
le bénéficiaire est l'exportateur qui reçoit le crédit documentaire par l'intermédiaire de sa banque.
la banque négociatrice : lorsque le crédit le permet (lettre de crédit appelée "ANY BANK"), le bénéficiaire peut remettre les documents et demander le paiement à une autre banque de son pays que la banque notificatrice.
c) Types de Crédits
Notifié et/ou Confirmé : un crédit notifié est simplement transmis au bénéficiaire par la banque notificatrice, seul le risque commercial est couvert par la banque émettrice. Dans ce cas, le bénéficiaire n'est pas protégé contre le risque de défaillance de la banque émettrice ou le risque de non-transfert des fonds ( risque "pays" ). Si le crédit est confirmé, la banque notificatrice s'engage par sa confirmation à régler le bénéficiaire contre présentation de documents conformes, y compris en cas de défaut de la banque ou du pays émetteur. La confirmation est essentiellement utile vers les pays dits "à risques", elle couvre le risque politique. L'étude du risque est de la seule responsabilité de la banque notificatrice (article 9 des RUU). Il faut que la confirmation soit autorisée, par la banque émettrice, dans l'ouverture. Si elle n'est pas autorisée, la banque notificatrice peut, cependant, apporter une garantie de paiement au bénéficiaire à travers une "confirmation silencieuse" ou la conclusion d'un contrat de "ducroire". Cette opération apporte une sécurité au vendeur qui, en cas de défaillance de la banque émettrice, se verra payer par la mise en jeu de cette garantie. La banque émettrice ne sera pas avisée lors de la mise en place d'une telle garantie.
Révocable ou Irrévocable : les règles et usances uniformes 600 qui entrent en vigueur le 1 juillet 2007 suppriment la notion de crédit révocable. Un crédit révocable peut être annulé par n'importe laquelle des parties. Il est donc contraire à l'esprit du crédit documentaire car n'apporte aucune garantie de paiement. Cette forme de crédit était essentiellement utilisée par une entreprise et ses filiales étrangères. Pour cette raison, les crédits documentaires sont aujourd'hui irrévocables pour la plupart. Ils ne peuvent alors être annulés que par un accord conjoint de l'ensemble des parties.
Transférable ou Non transférable : si un crédit est transférable, tout ou partie du montant du crédit peut être transféré à un ou plusieurs seconds bénéficiaires, sans que l'accord du donneur d'ordre ne soit requis. C'est notamment le cas lorsque le vendeur n'est pas le fabricant des marchandises et qu'il fait appel à un sous-traitant. Ainsi le paiement peut être sollicité par une autre société que le bénéficiaire figurant à l'ouverture. En revanche, le changement de bénéficiaire d'un crédit non transférable doit faire l'objet d'une modification demandée à sa banque par le donneur d'ordre.
Négociable ANY BANK ou auprès d'une banque dénommée : si le crédit est négociable dans toutes les banques "ANY BANK" (restreint au pays du bénéficiaire), le bénéficiaire peut choisir la banque auprès de laquelle il négociera le crédit et déposera les documents. Dans le cas contraire, la banque est imposée.
d) Déroulement
Le bénéficiaire et le donneur d'ordre s'entendent sur un contrat commercial.
Le donneur d'ordre (importateur) demande à sa banque l'ouverture d'un crédit documentaire en faveur du bénéficiaire, conformément au contrat.
La banque émettrice émet le crédit documentaire auprès de la banque de son choix ou d'une banque demandée par le bénéficiaire (généralement sa propre banque) désignée alors comme Banque notificatrice et/ou Confirmante. Elle liste alors l'ensemble des termes et conditions du contrat et s'engage à payer la banque du bénéficiaire si celle-ci lui présente des documents strictement conformes aux termes du crédit (et en accord avec les Règles et Usances RUU). Les échanges entre les banques se font généralement au moyen du système sécurisé de télétransmission SWIFT.
La banque Notificatrice transmet le crédit au bénéficiaire. Si le crédit est ouvert sous la forme "confirmable", la banque notificatrice a le choix de confirmer ou non le crédit (étude du risque Pays et risque Banque). Dans ce cas, elle doit en aviser la Banque émettrice et le crédit est simplement notifié au bénéficiaire, sans engagement de la part de la banque notificatrice (article 9 des RUU).
Le bénéficiaire (vendeur / exportateur), s'il est en accord avec l'ensemble des conditions du crédit, est en mesure de les respecter et de présenter des documents conformes, peut alors exécuter le contrat et expédier la marchandise. À défaut il devra intervenir auprès du donneur d'ordre pour faire amender le crédit par la Banque émettrice, ceci pour être certain de respecter l'ensemble des clauses et obtenir le paiement.
Le bénéficiaire rassemble l'ensemble des documents requis en s'assurant qu'aucun d'entre eux ne comporte d'irrégularités au sens des conditions du crédit et des Règles et Usances et les remet à sa banque. Si la moindre irrégularité est relevée par la banque négociatrice, les documents pourront être rejetés et le bénéficiaire ne recevra aucun paiement.
Si le crédit l'autorise et si les documents sont conformes, il peut négocier une avance de paiement, sous déduction d'intérêts.
La banque négociatrice dispose de 5 jours ouvrés (7 jours pour les RUU 500) pour étudier les documents et déterminer s'ils sont conformes ou non.
S'il sont conformes, elle les transmet à la banque émettrice pour paiement.
S'ils comportent des irrégularités, elle peut néanmoins les transmettre, avec l'accord du bénéficiaire, à la banque émettrice pour accord, nonobstant les irrégularités.
La banque émettrice dispose également de 5 jours (7 jours pour les RUU 500) à réception des documents pour les étudier et notifier d'éventuelles réserves ou irrégularités à la banque qui lui a adressé les documents.
Si les documents sont déclarés conformes, elle devra les régler selon les instructions de paiement prévues à l'ouverture ou spécifiées par la Banque remettante.
Si les documents sont irréguliers, elle peut les rejeter ou soumettre les irrégularités au donneur d'ordre. Le donneur d'ordre peut alors refuser ou accepter les documents.
En cas de refus des documents, ceux-ci peuvent être retournés à la banque du bénéficiaire. Selon les conditions du document de transport, celui-ci reste propriétaire de la marchandise. Aucun paiement n'est effectué.
Lorsque les documents sont acceptés, la banque émettrice envoie un avis de levée de réserves à la banque négociatrice, le cas échéant.
Les documents sont transmis au donneur d'ordre qui devient propriétaire de la marchandise.
La banque émettrice règle la banque négociante conformément au crédit :
A vue : le règlement est effectué dès que les documents sont reconnus conformes ou dès la levée des réserves.
A l'échéance, dans les autres cas.
e) Documents
Il n'existe aucun document obligatoire dans une lettre de crédit. Cependant, les documents suivants sont fortement conseillés:
Facture commerciale (invoice en anglais). Celle-ci doit indiquer la description des marchandises ou de la prestation, le montant à régler, la devise et l'Incoterm
Document de transport, attestant de l'expédition de la marchandise. Celui-ci peut être :
Un connaissement maritime (Bill of Lading en anglais), dans le cas de transport maritime.
Une Lettre de transport aérien (Airway Bill en anglais), si expédition par avion.
Une Lettre de Voiture ou CMR si expédition par la route.
Certificat d'origine, pour permettre le dédouanement de la marchandise.
Des documents additionnels peuvent être requis afin de s'assurer de la bonne exécution du contrat :
Liste de poids / colisage
Police ou certificat d'assurance de la marchandise lors de son transport, si Incoterm du groupe C (CIF / CIP) ou D.
Certificats divers, selon la nature de la marchandise.
Liste non exhaustive.
f) Irrégularités Principales
Les irrégularités (en anglais : discrepancies) sont très fréquentes et privent le bénéficiaire de toute garantie de paiement. Les plus fréquentes concernent :
Crédit échu : le crédit documentaire comporte une date et un lieu d'expiration. Le bénéficiaire devra respecter cette date et ce lieu d'expiration, en particulier si le crédit expire dans le pays du donneur d'ordre. Il devra alors présenter les documents à sa banque suffisamment tôt pour qu'ils soient étudiés et transmis avant l'expiration.
Documents anciens : le crédit précise habituellement un délai de présentation des documents à la banque à compter de la date d'expédition de la marchandise.
Expédition tardive : l'ouverture précise une date limite d'expédition.
Erreurs de libellé du nom du bénéficiaire ou du donneur d'ordre dans les documents : Les indications de nom ou raison sociale précisées dans l'ouverture doivent être scrupuleusement respectées dans les documents. Les adresses des différentes parties peuvent différées de la lettre de crédit pour autant qu'elles soient dans le pays indiqué initialement.
Etc.
g) Amendements
Les amendements au crédit suivent le même parcours que l'ouverture initiale : demandés par le donneur d'ordre, ils sont émis par la banque émettrice puis notifiés au bénéficiaire par la banque notificatrice.
Avantages et inconvénients
a) Avantages
Le crédit documentaire sécurise les transactions de commerce international. Il apporte la sécurité de la garantie d'une banque dans un contexte où les acteurs, leurs pratiques et leur solvabilité sont des facteurs de risque difficilement appréhendables par un acteur hors du pays.
Le crédit documentaire formalise la transaction en rédigeant le contrat sous une forme standardisée. Il encourage en cela le commerce international de marchandises.
b) Inconvénients
Le crédit n'est qu'un engagement à payer sur présentation des documents. Il ne constitue en rien un engagement sur la conformité de la marchandise ! L'acheteur n'a aucun recours si les documents sont conformes mais pas la qualité de la marchandise. L'acheteur (qui aura dû couvrir la banque du paiement effectué) ne se trouve néanmoins pas démuni, dans la mesure où il pourra toujours agir contre le vendeur en vertu de leur contrat de vente sous-jascent, duquel l'acte de crédit documentaire est donc abstrait.
Conclusion
La lettre de crédit est une technique de paiement qui relève d'opérations très procédurières. Le coût est élevé comparativement à d'autres techniques de paiement internationales (ex.: remise documentaire) mais la sécurité de paiement est également élevée.