Publié le 31/01/2008 à 12:00 par commerceinternational
Il s'agit de l'épreuve d'étude de cas tombée en 2003
Ne pas oublier de faire une petite intro...
DOSSIER I
L'approche du marché turque est facilitée par une bonne culture générale. le marché turque pour l'Europe est un marché de proximité...
Le plan du diagnostic externe est facilité par une approche du général au particulier.
Horizontal: opportunités menaces. Tableau structuré.
Vertical: du général au particulier
Oublier de signaler que le pays est musulman en majorité et avec une montée de l'islamisme et que les normes de construction sont trés contraignantes en raison du risque sismique, reste tout de même une omission importante!
II faut tout de même arriver à un diagnostic du BTP, même si cela rete une approche de marché.
DOSSIER II
Il s'agit d'une question de cours adaptée à la Turquie;
Vu le type de produits la vente directe n'est pas adaptée, l'importateur distributeur convient mieux. Ceci est bien sûr à étoffer.
Evidemment il ne faut pas confondre vente directe à l'étranger et investissement direct à l'étranger. Ce n'est pas du tout la même chose...
Dossier III
311 et 312 des calculs de CIF et de CIP sans difficulté...
313, est intéressant parcequ'il s'agit d'un choix logistique entre l'avion et le maritime, Ici aussi la méthode est un grand classique, la comparaison aussi...
321 les points qui posent problème dans un crédoc: sans difficulté. Solutionner les irrégularités demande plus de réflexion. On ne peut pas se contenter d'une réponse du style ne pas expédier la marchandise...
331 il faut maîtriser les calculs comme c'est souvent le cas our des coûts unitaires. L'avantage d'un coût unitaire est dans le fait qu'il permet une comparaison immédiate
332 Attention sur la proforma de mettre les conditions du crédoc et la limite de validité de l'offre.
DOSSIER IV
La partie gestion demande une bonne maîtrise des soldes intermédiaires de gestion...
Publié le 30/01/2008 à 12:00 par commerceinternational
Un trader peut être pas si coupable que cela...
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mardi 29 janvier 2008, 18h17
L'enquête sur la Société générale prend une nouvelle tournure
Reuters
par Thierry Lévêque
PARIS (Reuters) - La remise en liberté de Jérôme Kerviel et l'abandon de l'incrimination d'escroquerie ouvrent de nouvelles perspectives à l'enquête judiciaire visant la perte de 4,9 milliards d'euros que la Société générale impute à son trader.
Le jeune homme devrait être convoqué rapidement par les juges d'instruction Renaud Van Ruymbeke et Françoise Desset pour un interrogatoire complet sur les faits qualifiés de "faux et usage de faux, abus de confiance, introduction dans un système automatisé de données".
Le jeune homme se tient à l'écart de la presse, dit son avocate. "Il était conscient du risque qui pesait sur ses épaules et était très ému (quand il a appris sa remise en liberté-NDLR). Il est complètement écrasé par la médiatisation de cette affaire", a dit mardi à des journalistes Me Elisabeth Meyer, son avocate.
Des auditions beaucoup plus larges dans la banque sont jugées "inévitables" par une source judiciaire. La Société générale s'est constituée partie civile mardi dans l'instruction, a dit son avocat Jean Veil.
L'appel sur la remise en liberté du trader déposé par le parquet devrait être examiné dans un délai de quinze jours à un mois par la chambre de l'instruction, dit-on au parquet général de Paris. Le suspect a dû remettre son passeport.
Le procureur Jean-Claude Marin, qui disait vouloir éviter une fuite, des pressions et "protéger" le jeune homme d'un accès de désespoir, n'a pas jugé utile de recourir à la procédure de référé, qui aurait permis un examen en quelques jours.
"Cette décision de remise en liberté n'est pas illégitime, Jérôme Kerviel s'étant présenté spontanément aux policiers et ne fuyant pas ses responsabilités", a déclaré à Reuters un haut magistrat ayant requis l'anonymat.
Le magistrat n'a pas en revanche fait appel du refus du juge Van Ruymbeke de retenir la "tentative d'escroquerie" et "l'abus de confiance aggravé "que l'accusation souhaitait imputer au trader, un abandon de charges jugé symboliquement comme juridiquement important dans les milieux judiciaires.
En effet, l'abus de confiance aggravé est passible de sept ans de prison et la tentative d'escroquerie de cinq ans de prison. L'abus de confiance simple étant finalement retenu, Jérôme Kerviel n'encourt plus que trois ans de prison et 375.000 euros d'amende au maximum.
Symboliquement, l'aspect prétendument crapuleux de l'affaire, mis en avant par la Société générale qui parle depuis la révélation des faits de "fraude", disparait.
CONTRE-ATTAQUE
Les avocats de Jérôme Kerviel ont lancé la contre-attaque, dénonçant en marge de l'audition de leur client une "chasse à l'homme" lancée selon eux par la banque.
Ils estiment que la Société générale a cherché à masquer ses responsabilités dans l'affaire. Jérôme Kerviel a expliqué aux policiers que d'autres traders avaient la même pratique que la sienne, dépasser les engagements autorisés en théorie et prise de risques en principe illicite dans l'espoir de réaliser des gains extraordinaires.
Le trader n'a cependant livré aucun nom de collègue aux enquêteurs mais simplement fait état d'une pratique générale, précise-t-on de source judiciaire. Son affirmation est jugée plausible par un haut magistrat proche du dossier.
"Il l'explique alors qu'il ne cherche pas à fuir ses propres responsabilités, et le métier de trader est fait de flair et d'hyperréactivité", a dit ce magistrat à Reuters.
Jérôme Kerviel assure que la direction de la banque fermait les yeux sur ces pratiques. Il explique d'ailleurs avoir procédé de la sorte depuis novembre 2005.
Il a aussi fait état d'une prime exceptionnelle de 300.000 euros que lui avait promis la direction pour récompenser ses résultats de 2007, qu'il avait pourtant lui-même sous-évalués.
Les positions prises illicitement par le trader étaient en effet créditrices au 31 décembre 2007 de 1,4 milliards d'euros, comme l'a dit lundi le procureur.
Mais Jérôme Kerviel, fait extraordinaire, avait dû les dissimuler par des annulations fictives pour qu'elles redescendent à une apparence plus plausible de 55 millions d'euros, afin de ne pas encourir la critique sur son action.
Par ailleurs, les avocats soulignent que c'est la banque qui a provoqué la perte de 4,9 milliards d'euros en liquidant entre le 21 et le 23 janvier, en plein "krach" boursier mondial, les positions prises pour un montant astronomique de 50 milliards d'euros. Le dossier judiciaire montre que ces positions étaient encore potentiellement bénéficiaires le 18 janvier.
Publié le 26/01/2008 à 12:00 par commerceinternational
Monsieur de Talleyrand* a dit "Il ya trois savoirs: le savoir proprement dit, le savoir faire et le savoir vivre; les deux derniers dispensant trés bien du premier"
Voilà ce que cela donne lorsqu'il n'y en a plus qu'un, le savoir faire...
* Evèque sous louis XVI, ministre plusieurs fois sous la Révolution, ministre sous l'Empire et ministre sous la Restauration...
Louis XVIII sous la Restauration lui a dit un jour " Monsieur de Talleyrand vous êtes de la merde dans un bas de soie!"
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Reuter
24 janvier 2008 : coup de tonnerre dans l'univers des traders français… Jérôme Kerviel, jeune courtier de 31 ans à la Société Générale, a réussi à détourner 5 milliards d'euros au nez et à la barbe de sa hiérarchie. Comment un seul homme est-il parvenu à déjouer tous les systèmes de contrôle de risque de la banque ? C'est une des questions à laquelle devra répondre le président de la banque Daniel Bouton.
Ce dernier s'apprêtait à annoncer à ses actionnaires un bénéfice net de 5,5 milliards d'euros pour 2007 quand la nouvelle est tombée…
EN MOINS de vingt-quatre heures, cet illustre inconnu a acquis une notoriété dont il se serait bien passé et des surnoms dignes des plus invraisemblables fictions : «
L'homme qui valait 5 milliards » ou « Le trader qui a fait sauter la banque ». Jérôme Kerviel, 31 ans, courtier à la Société générale, ne ressemble pourtant pas à un gros braqueur mais plutôt à un sage étudiant d'école de commerce. Cheveux bruns coupés court, regard légèrement tourmenté, physique passe-partout, ce diplômé d'une licence en finances à l'université de Nantes et d'un mastère dans cette même discipline à Lyon souffrait d'une timidité maladive. « C'était un introverti plutôt mal dans sa peau », évoque un employé de la banque. Ses proches ne lui connaissaient qu'une passion vivace pour la voile et pour le judo, qu'il avait pratiqué pendant huit ans avant d'entraîner de jeunes initiés sur les tatamis. Sur sa vie privée, il ne s'épanchait guère. Un père disparu il y a quelques années et une petite amie qui l'avait congédié ont assombri encore un peu plus son caractère taciturne.
« Il était cyclothymique mais plutôt serviable »
Depuis 2000, Jérôme Kerviel quittait son domicile de Neuilly pour rejoindre la Société générale, située à deux pas de là à La Défense. Dans cette banque, il fut d'abord employé dans le « middle office », un bureau où il surveillait les procédures de contrôle des transactions. « Il était cyclothymique mais plutôt serviable. Il s'occupait de la gestion des risques », se souvient un trader. Kerviel apprend vite. Sur son écran défilent les codes de sécurité, les systèmes d'alerte, les failles des pare-feu. « JK », comme certains le surnommaient, a accès au disque dur de la sécurité de la Société générale. L'expérience de l'apprenti courtier s'étoffe à cette époque. Sur son CV, que nous nous sommes procuré, on peut d'ailleurs lire ces nouvelles compétences qu'il met en avant : maîtrise des outils de développement, analyse de l'évaluation des risques. Encore « junior » dans l'entreprise, « JK » veut passer dans la cour des grands : « le front office », l'endroit où l'on joue en Bourse, où l'on « prend des positions » sur des indices de contrats à termes. Un jargon qui n'a plus aucun mystère pour ce jeune banquier qui arpente dès 2005 dans un costume trois pièces impeccable la salle des marchés à La Défense.
« Ce n'était pas un frimeur. Il était plutôt beau mec, façon Tom Cruise »
Kerviel contraste avec les yuppies s'exaltant devant la courbe de la Bourse. « Ce n'était pas un frimeur. Il était plutôt beau mec, façon Tom Cruise. Je le trouvais assez lèche-bottes avec sa hiérarchie, se remémore une collègue, en fait il n'avait pas le bagage pour faire du trading. »
Le jeune courtier affiche un salaire conséquent d'un peu plus de 100 000 € annuels. Mais dans le milieu dans lequel il évolue, il fait pâle figure face à certains « petits Mozart de la Bourse ». D'ailleurs sa prime pour l'année 2006 ne dépasse pas les 1 500 €. Une misère dans la profession.
Kerviel n'a peut-être pas le génie de la finance mais n'a jamais oublié ces premières années dans « le coeur nucléaire » de la Société générale. Il connaît tous les secrets des procédures de contrôle et sait donc parfaitement les déjouer. Faute de talent, le médiocre courtier se met alors à tricher. Dès 2006, il mise à la hausse ou à la baisse sur des valeurs au mépris des règles de sécurité édictées par son employeur. Pour dissimuler ses activités illicites, il va jusqu'à créer des opérations fictives qui lui permettent de cacher ses énormes pertes. Au 31 décembre dernier, ses comptes professionnels présentent un bénéfice mirobolant de 1,5 milliard d'euros. Le transparent Kerviel savoure sa flamboyante revanche. Mais pour quelques jours seulement... Samedi dernier, un contrôle de la Société générale révèle une incohérence dans une transaction. Le donneur d'ordre est identifié. L'ennemi vient de l'intérieur. Un certain Jérôme Kerviel. Le jeune homme, interrogé toute la nuit par les services antifraude de la banque, perd de sa superbe. Il révèle l'ampleur du désastre. Près de 5 milliards d'euros dilapidés en quelques mois au nez de sa hiérarchie. Le hold-up du siècle.
Les enquêteurs de la brigade financière saisis dans cette enquête devront déterminer s'il a bénéficié de complicités. Et surtout, si le fraudeur n'a fait que perdre de l'argent en raison de mauvais placements ou s'il est coupable de détournements de fonds à son propre bénéfice.
Au siège de la Société générale, on aimerait gommer le passage calamiteux de Jérôme Kerviel. D'ailleurs, son nom a déjà été rayé de l'annuaire professionnel. Le jeune homme qui rêvait de brasser des liasses de dollars se tient maintenant à la disposition de la justice. Il s'est entretenu hier avec son avocate, Elisabeth Meyer. Sur le répondeur du portable de Jérôme Kerviel, une voix douce et réservée répète le même message : « Je ne suis pas disponible pour le moment. »
PARIS (Reuters) - Deux parquets, Nanterre et Paris, sont en apparente concurrence pour traiter l'enquête judiciaire visant la fraude imputée par la Société générale à un trader unique et chiffrée à 4,9 milliards d'euros.
Selon deux sources judiciaires, l'arbitrage entre les deux parquets n'était pas encore rendu vendredi matin et les discussions devaient se poursuivre dans la journée.
La Société générale, qui a révélé la fraude mercredi, dit ne pas savoir où se trouve Jérôme Kerviel, le trader accusé des faits.
Me Elisabeth Meyer, avocate du jeune homme de 31 ans, mis à pied par la société, a déclaré à plusieurs médias qu'il n'était pas en fuite et se trouvait toujours en France, dans l'attente, dit-elle, d'une confirmation écrite de la banque.
Sur la boîte aux lettres de son logement de Neuilly, rue Michelis, le concierge a laissé un mot à l'intention des journalistes, a constaté un journaliste de Reuters.
"Journalistes, pour vous faciliter le travail : Kerviel inconnu dans la maison, appartement loué ou sous-loué à des locataires de type asiatique parlant anglais, ne le cherchez pas ici, il y a probablement longtemps qu'il a trouvé refuge ailleurs", lit-on sur le mot.
Le parquet de Paris, saisi le premier jeudi après-midi après la plainte contre "X" pour "abus de confiance, escroquerie, faux, usage de faux" d'un petit porteur de la banque, a confié aussitôt une enquête préliminaire de police à la brigade financière.
DEUX PLAINTES
Juste après, l'avocat et certains dirigeants de la Société générale se sont rendus personnellement voir le procureur de Nanterre (Hauts-de-Seine) Philippe Courroye pour déposer plainte à leur tour.
Cette seconde plainte vise nommément le trader accusé de la fraude, Jérôme Kerviel, et concerne des faits de "faux en écritures de banque, usage de faux en écritures de banque et intrusions informatiques".
Les dirigeants de la banque ont remis au procureur Courroye la photographie, le domicile et une série de documents liés à la fraude dont la Société générale se dit victime, a-t-on expliqué à Reuters au parquet de Nanterre.
Jérôme Kerviel habitant à Neuilly, les faits s'étant déroulés à la Défense et le siège administratif de la société étant aussi à la Défense, le parquet de Nanterre pense être territorialement compétent.
Cependant, le procureur de Paris a d'autres arguments pour se saisir de l'affaire, le siège social de la Société générale étant à Paris.
La capitale dispose par ailleurs avec le pôle financier d'une juridiction d'instruction spécialisée et particulièrement équipée en moyens humains et matériels pour les enquêtes sur les affaires financières importantes.
Les services du procureur de Paris ont précisé que le délit imputé à Jérôme Kerviel n'était pas automatiquement constitué. Le trader est payé pour acheter et vendre et le seul fait qu'il ait perdu, même des sommes importantes, ne le désigne pas comme coupable, estime-t-on.
Au pôle financier de Paris siège notamment la juge d'instruction Xavière Simeoni, qui a renvoyé en 2006 en correctionnelle la Société générale et son P-DG Daniel Bouton pour "blanchiment de capitaux" dans une autre affaire.
Le procès de cet autre dossier doit s'ouvrir le 4 février au Palais de justice de Paris.
Thierry Lévêque
Publié le 25/01/2008 à 12:00 par commerceinternational
Le termaillage
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Le termaillage est une solution qui permet d' accélérer ou retarder les encaissements ou les décaissements des devises étrangères selon l'évolution anticipée de ces devises. Cette technique a pour objectif de faire varier les termes des paiements afin de profiter de l'évolution favorable des cours.
Autrement dit spéculer...
Dans le cas ou l'on se plante dans le termaillage, on peut avoir à changer le château pour un logement social...
Publié le 25/01/2008 à 12:00 par commerceinternational
La Spéculation
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
La spéculation est une activité humaine consistant à imaginer, à anticiper les réactions et activités d'autrui, comme si nous étions à sa place, et à porter un regard sur notre propre activité, comme si nous étions un autre. C'est donc la mise en miroir (speculus).
À distinguer de l'agiotage, qui est la manipulation du marché
Sommaire
1 Usage
2 Domaine des biens économiques
3 Modes de spéculation économique ou financière
3.1 Les secteurs économiques concernés
4 Intérêt pratique de la spéculation financière
5 Aspects psychologiques
6 Intérêt et critique de la spéculation au niveau macroéconomique
7 Dérives possibles des spéculations sur certains biens et actifs
Usage
Presque toutes les activités humaines sont spéculatives :
la décision d'entreprendre certaines études (parce qu'on en espère pour le reste de sa vie une satisfaction ou un revenu),
la décision de produire (parce qu'on espère pouvoir vendre),
la décision de stocker (parce qu'on pense qu'on aura plus de mal à se procurer le bien),
celle d'acquérir un actif financier ou immobilier dont on craint (ou espère) qu'il vaudra plus cher plus tard,
le choix d'une tenue pour un rendez-vous important (parce qu'on en espère certaines réactions),
le choix d'un argumentaire (parce qu'on espère toucher l'auditoire),
la réflexion (spéculation intellectuelle, pensée spéculative),
etc.
D'après divers auteurs comme Richard Dawkins, Geoffrey Miller, Ian Stewart et Jack Cohen, la possibilité d'arriver à se mettre à la place d'autrui était vitale pour survivre et se reproduire dans les temps préhistoriques, et auraient survécu le mieux et laissé une descendance nombreuse ceux qui y parvenaient le plus correctement.
Domaine des biens économiques
Dans le domaine économique, la spéculation consiste à prendre aujourd'hui des décisions économiques sur la base d'un état économique futur et hypothétique. C'est un pari monétaire portant sur l'évolution future du prix de biens économiques. Si l'opérateur obtient des informations privilégiées, on n'est plus en présence d'une spéculation mais d'un délit d'initié.
Modes de spéculation économique ou financière
Spéculer consiste à acheter ou vendre, généralement en bourse, une certaine quantité d'une marchandise, d'un actif financier, immobilier ou de collection, ou d'un contrat dérivé :
dans l'espoir que son prix évoluera par la suite de façon à procurer un gain monétaire;
tout en acceptant le risque de perdre de l'argent si l'évolution est contraire aux espoirs.
Certains instruments financiers, tels que le contrat à terme (= à crédit) ou les options financières (le type le plus courant d'opérations dites « dérivées ») permettent :
de spéculer sur de gros montants avec une faible somme au départ ;
cela dans le sens aussi bien de la hausse que de la baisse du prix, selon les anticipations du décideur.
Les secteurs économiques concernés
On peut distinguer plusieurs secteurs :
ceux où les opérations portent tant sur les actifs eux-mêmes que sur les dérivés
la spéculation financière : titres de propriété et de créances ;
la spéculation monétaire : changes et taux d'intérêt ;
la spéculation sur marchandises : notamment celles cotées sur des bourses de commerce ;
ceux où les transactions portent quasi exclusivement sur les actifs eux-mêmes
la spéculation immobilière ;
la spéculation foncière ;
la spéculation sur objets d'art et de collection.
Intérêt pratique de la spéculation financière
L'existence de spéculateurs acceptant de prendre des risques permet à d'autres agents de couvrir leurs propres risques en faisant l'opération en sens inverse, transférant ainsi leur risque aux spéculateurs (opération de couverture de risque), un peu comme le ferait pour eux un assureur.
La liquidité du marché est d'autant plus importante que les volumes traités et le nombre de transactions sont grands. Dans ce sens, la spéculation est sans conteste une activité indispensable. En son absence, les activités de couverture réalisées par les "Hedgers" seraient rendues plus difficiles et plus coûteuses. La spéculation est donc indispensable par l'apport de liquidité qu'elle apporte.
Par exemple un exportateur européen de produits vers les États-Unis d'Amérique craignant une baisse, par rapport à l'euro, du dollar, devise dans laquelle il sera payé pourra vendre à terme des dollars sur le marché des changes à un spéculateur, lequel à l'inverse les achète à terme en pariant sur une hausse du dollar.
En outre, les spéculateurs permettent de réduire les distorsions qui peuvent apparaître momentanément sur les marchés. Quand un arbitrage est ouvert, ces opérateurs, dont l'objectif est le gain financier, vont en tirer profit tant qu'il existe.
Aspects psychologiques
La spéculation étant un pari sur l'avenir et une prise de risque (comme d'ailleurs la plupart des activités humaines), les aspects psychologiques n'en sont pas absents. Les études récentes de finance comportementale ont visé à recenser et expliciter
les phénomènes cognitifs et émotionnels ainsi mis en jeu,
et les anomalies (emballements, paniques...) que cela peut créer à certains moments dans les prix et rendements sur le marché (phénomènes de bulle ou krach)
En fait, il y a souvent alternance d'excès et de corrections d'excès, ce n'est que sur la moyenne et le long terme que l'on peut dire que la spéculation joue plutôt un rôle d'autorégulation du marché.
Intérêt et critique de la spéculation au niveau macroéconomique
La nécessité pour des entrepreneurs de transférer certains risques leur permet de prendre leurs décisions de gestion avec plus de sécurité ce qui contribue à l'efficacité économique générale et favorise l'initiative.
Les effets de la spéculation sur les prix est plus contesté. Certains auteurs affirment qu'elle a des effets stabilisants, d'autres pensent qu'elle est déstabilisante.
Le monétariste Milton Friedman estime que les spéculateurs gagnent sur les marchés seulement s'ils achètent lorsque les prix sont bas (En conséquence ils font monter les cours et contribuent à leur stabilité) et vendent quand les prix sont au plus haut (Ce qui fait baisser les cours et joue un rôle stabilisateur). Les spéculateurs peuvent se tromper et agir a contretemps, mais ils ne peuvent le faire constamment sinon ils seraient rapidement ruinés et évincés du marché. Seuls survivent les spéculateurs dont les interventions sont en moyenne stabilisantes, c'est-à-dire les spéculateurs avisés.
Pour l'économiste Nicholas Kaldor, créateur entre autres du "Carré Magique" ou "Diagramme de Kaldor", il existe deux type de spéculateurs : Les professionnels et les amateurs. les professionnels, en petit nombre, qui representent aussi les positions les plus importantes, agissent de façon stabilisante. Les amateurs, eux, beaucoup plus nombreux et mal informés, interviennent avec retard en achetant au plus haut et en vendant au plus bas. Ils agissent de façon déstabilisante et sont finalement évincés du marché. Malheureusement ils sont vite remplacés par de nouveaux amateurs. Mais Kaldor conclut qu'il ne faut pas accorder trop d'importance aux amateurs, puisque les professionnels demeurent ceux qui dominent le marché.
Dérives possibles des spéculations sur certains biens et actifs
On réserve souvent (et improprement) le terme de spéculation aux activités de pur commerce, le bien revendu étant le même que celui qui a été acheté. Pour certains, la seule possibilité de faire un profit dans ce contexte apparait scandaleuse, ce qui rend la spéculation souvent mal vue ou mal comprise.
Cela peut toutefois être le cas, il s'agit alors plus de manipulation de marché que de spéculation, si le spéculateur contribue à créer une pénurie artificielle de biens ou d'actifs physiques de première nécessité (accaparement ou, en langage technique, « corner »), à la faveur de circonstance particulières (guerre, catastrophe, etc.), et en exploitant une inégalité des positions de départ (le spéculateur ayant les moyens de se prémunir au début de la crise, alors que les autres agents n'ont pas ces moyens, même s'ils savent qu'ils auront à faire face à pire plus tard).
Publié le 25/01/2008 à 12:00 par commerceinternational
La couverture du risque de change
L'entreprise qui vend ou qui achète à l'étranger dans une monnaie différente de la sienne encourt un risque de change de transaction. En effet, entre le moment où l'offre de prix est remise à l'acheteur et le moment où celui-ci payera, les monnaies peuvent fluctuer les unes par rapport aux autres, avec des incidences positives ou négatives selon les cas, et selon que l'on est vendeur ou acheteur.
Dès le moment où une entreprise entend exercer des activités internationales, elle doit s'inquiéter de la politique de couverture à mettre en oeuvre pour se protéger contre le risque de transaction lié aux ventes futures en devises étrangères. La naissance du risque de change n'a pas lieu de manière instantanée au moment de la facturation. Ce risque doit être pris en compte bien avant, dès l'émission de l'offre, du catalogue ou de l'appel d'offre. De plus, il est important que l'entreprise se fixe des « seuils de tolérance » face à ce risque. A partir de quel moment se couvrira-t-elle ? Quel niveau de risque est-elle prête à assumer ?
Toutefois, tenir compte du risque de change le plus tôt possible ne signifie pas se couvrir systématiquement, mais gérer activement son risque. Cette gestion conduira le trésorier de l'entreprise à s'interroger sur la méthodologie de couverture à mettre en oeuvre. En effet, les techniques de couverture ne doivent pas s'appliquer de manière indifférente et uniforme aux différentes opérations internationales. Certaines seront plus adaptées que d'autres aux circonstances particulières, notamment par rapport au type de client que vous aurez face à vous (son pays, vos rapports de force, ...). Ces techniques, de plus, ont des coûts variés, qu'il est également important de prendre en compte dans votre analyse de rentabilité de l'opération concernée.
La détermination des seuils de tolérance
L'entreprise doit déterminer ses propres seuils de tolérance face au risque de change de transaction. Les trois possibilités qui s'offrent à elle sont les suivantes :
la non-couverture du risque : cette alternative peut être adoptée dans l'hypothèse où vous traitez avec des devises stables, ou si vous reportez la totalité du risque sur votre partenaire par une clause dans le contrat. A l'inverse, certaines entreprises y recourent même si la devise est instable, dans le but de réaliser un gain de change. Elle correspond dans ce cas à une attitude spéculative. Dans certains cas aussi, se protéger contre le risque de change peut coûter tellement cher que la protection n'en vaut pas la peine. Cette attitude peut également naître d'une méconnaissance du risque encouru. Ne pas se couvrir contre le risque de change est bien évidemment l'attitude la plus déconseillée, ou à n'appliquer que dans des cas exceptionnels
la couverture systématique : elle consiste à se couvrir automatiquement dès qu'apparaît un engagement ou un avoir en devises. Cette attitude est conseillée dans le cas où votre entreprise traiterait avec des clients provenant de pays divers, offrant des devises volatiles. Dans ce cas, les méthodes de couverture telles que la compensation sont impossibles à mettre en place ce qui oblige l'entreprise, si celle-ci veut se couvrir contre le risque de change, à prendre une couverture automatique. De même, si les opérations envisagées sont de montants très élevés, le trésorier peut être amené à couvrir systématiquement le risque de change, toute variation pouvant entraîner une perte importante. Cette attitude pourra se retrouver également lorsque, pour un courant d'affaires continu, la moindre perte de change entraîne une érosion importante de la marge.
la couverture sélective : dans ce cas, le trésorier décide d'une méthodologie qui déterminera quand il couvrira ou pas le risque de change. Cette politique suppose l'application de critères de sélection qui correspondent à un niveau d'acceptation du risque ainsi qu'à une anticipation sur l'évolution des cours de change. La couverture sélective ne doit pas être appliquée dans le cadre d'une faible activité à l'international. Celle-ci ne peut en effet justifier la mise en place d'une structure de gestion du risque de change qui coûterait plus cher que les pertes probables dues aux variations des cours des devises.
L'entreprise veillera à la qualité de la communication entre le financier, qui aura la protection du risque de change dans ses attributions, et le staff commercial. Il est important que ces acteurs s'accordent sur les concessions éventuelles qui pourront être accordées aux clients ou aux fournisseurs (aussi bien en termes de choix de la devise au contrat que de remise de prix) une protection contre le risque de change pouvant fortement affecter le prix de revient d'un produit.
EUR export
Publié le 25/01/2008 à 12:00 par commerceinternational
LA POSITION DE CHANGE
I Définition
La position de change de l'entreprise est un inventaire de toutes les opérations comptables en devises avec l'étranger. Elle est liée aux avoirs et dettes de l'entreprise exprimés en devise. Elle recouvre les créances sur clients, les dépôts en devises, les achats ou ventes à terme, les dettes fournisseurs, ...
Calculée plus ou moins régulièrement selon la fréquence des opérations commerciales et financières de l'entreprise, elle peut se présenter sous la forme suivante (en supposant que les avoirs et engagements arrivent à échéance au même moment) :
La position de change ainsi déterminée est dite :
nulle ou fermée si les engagements sont égaux aux avoirs ;
ouverte dès qu'il y a une différence.
La position est appelée
« longue » s'il y a un excédent de créances en devises
La position est appelée
« courte » si l'excédent correspond à des dettes.
Une entreprise uniquement exportatrice disposera toujours d'une position de change dite longue, recouvrant principalement des créances sur clients. Une entreprise uniquement importatrice, quant à elle, aura une position de change dite courte, matérialisée quasi-exclusivement par des dettes fournisseurs.
II Risque encouru
La position de change détermine réellement le risque encouru par l'entreprise. C'est sur cette position que l'entreprise court un risque de perte suite à une variation défavorable des cours de change.
Les cours à prendre en compte pour valoriser les opérations déterminant la position de change peuvent être les suivants :
le cours du jour de l'entrée en risque de change (ordre, commande, facture par exemple) ;
le cours à terme ;
le cours du prêt ou de l'emprunt en devises.
Vous pourrez inclure dans votre tableau des données telles que les commandes reçues en devises et non encore facturées, les commandes passées en devises et non encore facturées et les devises à livrer ou à recevoir dans le cas où vous vous seriez couvert sur le marché à terme.
III Qualités d'une position de change
La position de change doit répondre à trois critères :
elle doit être fiable : toutes les modifications y sont intégrées dans les plus brefs délais ;
elle doit être claire : facile à lire et à mettre à jour ;
elle doit être actualisée : il doit s'agir d'un calcul quotidien.
EUR
Publié le 24/01/2008 à 12:00 par commerceinternational
OPTIONS DE CHANGE
Les options de change (
qu’on appelle aussi options sur devises) sont de plus en plus populaires auprès des investisseurs et des spéculateurs privés qui cherchent à couvrir un risque ou tout simplement accroître leurs revenus en profitant de la hausse ou de la baisse du sous-jacent ou de la volatilité (spéculation).
( voici une image qui permet de comprendre ce qu'est une option par rapport à l'achat de devises à termes...)
Pour comprendre ce que sont les options, pensez à une sorte de police d’assurance : le contrat ne prend effet que dans certaines circonstances bien déterminées. Il en va de même pour les options : elles n’entrent en vigueur que si certains paramètres déterminés à l’avance sont réunis.
Que sont les options de change ?
– Définition
Une option est un contrat entre un acheteur et un vendeur en vertu duquel l’acheteur a le droit, et non l’obligation, d’exercer l’option et donc d’acheter (call) ou de vendre (put) une quantité déterminée d’un actif (le sous-jacent = ici, il s’agit de devises) à un prix donné (prix d’exercice ou strike price) et à (ou jusqu’à) une date fixée à l’avance (échéance ou maturité). En retour pour ce droit, l’acheteur de l’option de change devra payer une prime (“premium” en anglais) au vendeur.
Bien retenir que l'achat c'est CALL
que la vente c'est PUT
Ce produit dérivé permet de spéculer sur le cours futur d’une paire de devises, dans une optique de couverture (assurance) ou spéculation.
Droits et obligations du vendeur et de l’acheteur
Droits de l’acheteur : La partie qui achète l’option d’achat (call option) ou de vente (put option) peut décider d’exercer ou non son droit d’acheter (dans le cas d’une option d’achat) ou de vendre (dans le cas d’une option de vente) une devise contre une autre jusqu’à l’échéance. S’il choisit d’exercer ce droit, il prend une position du sous-jacent dans le marché au comptant (spot). Celle-ci est instantanément liquidée en vue d’un payement immédiat (si gain il y a).
La seule obligation de l’acheteur est la prime qu’il doit payer au vendeur. A l’échéance, le souscripteur d’une option d’achat peut exercer son droit d’acheter le sous-jacent au prix d’exercice (strike price) tandis que le souscripteur d’une option de vente peut exercer son droit de vendre le sous-jacent au prix d’exercice.
Risque : Au pire, l’acheteur risque de ne pas rentrer dans ses frais, c'est-à-dire d’avoir payé la prime “pour rien”. Le risque se limite donc au montant de la prime.
Gains potentiels : Théoriquement, le profit potentiel de l’acheteur est illimité.
Obligations du vendeur : Si l’acheteur exerce son droit d’acheter ou de vendre, la partie qui vend l’option de change est dans l’obligation de prendre la position opposée du sous-jacent au cours à terme dans le marché au comptant. L’idée est que la prime payée par l’acheteur couvre le risque au cas où le vendeur soit obligé d’acheteur/de vendre le sous-jacent à un cours à terme défavorable sur le marché au comptant.
Ainsi, lors d’opérations sur options de change, le vendeur doit disposer de suffisamment d’argent pour couvrir l’exigence de marge. Si le cours varie en défaveur du vendeur, il se peut qu’on demande à celui-ci de rajouter des fonds dans son compte pour couvrir la marge requise.
Risque : En théorie, le risque du vendeur est illimité.
Gains potentiels : Ils sont limités à la valeur de la prime qu’il reçoit de l’acheteur.
Prix d’exercice
Le prix d’exercice (strike price) d’une option est le prix auquel, à la date d’échéance, l’acheteur peut acheter (ou vendre dans le cas d’une option put) l’actif sous-jacent. Dans le cas d’une option d’achat (call) l’acheteur réalisera un profit si le prix d’exercice est supérieur au cours à terme du sous-jacent (suffisamment pour couvrir le montant de la prime + un gain). Dans le cas d’une option de vente (put), l’acheteur réalisera un profit si le prix d’exercice est inférieur au cours à terme du sous-jacent (suffisamment pour couvrir le prix de la prime et plus). En général, plus l’écart entre le prix d’exercice et le cours à terme est important à l’achat, plus le prix de l’option sera bas, étant donné que théoriquement, il a moins de chance d’atteindre le prix d’exercice.
La Prime
Lors de vos calculs de profits/pertes, n’oubliez pas de prendre en compte la prime (premium). La prime n’est autre que le prix de l’option. Pour qu’elle soit profitable et qu’elle couvre le montant de la prime, une option doit donc être assez loin “dans la monnaie”. Et comme vous pouvez le voir dans le graphe ci-dessus même si une option est “dans la monnaie”, il se peut que vous ne rentriez pas dans vos frais et donc que vous essuyiez des pertes.
Option “européenne”/ option “américaine”
L’option est dite américaine si l’on peut l’exercer à tout moment jusqu’à la date d’échéance (ce qui est le cas chez Finotec) ou européenne si l’on ne peut l’exercer qu’à son échéance.
(Voilà de quoi donner des idées à certains... qui vont arrêter de faire des études pour se mettre à leur compte...)
Synthèse de doc; Commerceinternational
Publié le 23/01/2008 à 12:00 par commerceinternational
Taux de change
Le taux de change d'une devise (= une monnaie) est le cours (autrement dit le prix) de cette devise par rapport à une autre. On parle aussi de la « parité d'une monnaie ».
Les taux de change, côtés sur les marchés des changes, varient en permanence ; ils varient également en fonction de la place de cotation.
Exemples
Par exemple, le taux de change de l'euro en dollar sera noté : 1 EUR = 1,4283 USD ; le taux de change du dollar en yen sera noté 1 USD = 110.95 JPY.
(EUR = euro, USD = dollar US, JPY = yen selon la codification monétaire internationale, norme ISO 4217 différenciant chaque devise par une abréviation de trois lettres, cf. liste complète)
Rôle économique des taux de change
Les taux de change (et les taux d'intérêts, qui leur sont étroitement liés) agissent bien entendu sur les prix à l'importation et à l'exportation. Ils ont une influence sur le sens des flux de capitaux entre zones économiques.
De ce fait, les pays et zones économiques peuvent être tentés d'agir sur les taux de change, sous prétexte souvent d'éviter la spéculation (en fait ces manipulations ont plutôt tendance à l'encourager), et dans le but d'améliorer (baisse du taux de change) :
la compétitivité-prix de leurs biens et services ;
leur attractivité en matière de flux d'IDE.
Cette baisse du taux de change aura également des effets négatifs (renchérissement des importations, etc.), elle n'est pas forcément souhaitable.
Profession (cambiste)
Ceux qui effectuent des opérations de change à titre professionnel sont appelés cambistes. Les banques en particulier ont des équipes de cambistes, tant pour réaliser les opérations propres de ces institutions sur le marché que pour satisfaire les besoins de change de leurs clients, par exemple, concernant les entreprises, pour leurs opérations de commerce international. Ils agissent comme market makers, c'est-à-dire qu'ils "font des prix", pour une quantité soit standard soit spécifiée, et fournissent à la fois celui où ils achètent (bid, en anglais) et celui auxquels ils vendent (ask, en anglais), par exemple : 1 EUR = 1.2343 / 1.2346 USD.
Taux de change fixe ou flottant
Ce taux de change d'une monnaie est :
soit fixe, autrement dit constant par rapport à une monnaie de référence (en général le dollar US ou l'euro), par décision de l'État qui émet cette monnaie. Le taux ne peut alors être modifié que par une décision de dévaluation (ou de réévaluation) de cet État. Un État ne peut cependant pas décider d'adopter n'importe quel taux de change de sa monnaie. S'il fixe ce taux de change à un niveau trop haut ou trop faible, le taux de change pourra être « attaqué » sur le marché des changes. Si les autorités monétaires n'arrivent pas à faire face (grâce à leur réserves de change), elles devront modifier leur parité.
soit flottant et déterminé à chaque transaction par l'équilibre entre offre et demande sur les marché des changes. Il s'agit d'un marché mondial interbancaire des monnaies, de moins en moins centralisé sur des lieux spécifiques de cotation et d'échanges, car reposant sur des liaisons informatiques entre banques.
Le taux de change est :
soit un cours
« spot », c'est-à-dire « au comptant », pour les achats et ventes immédiats de devises,
soit un cours
« forward », c'est-à-dire « à terme », pour les opérations de change à échéance future.
TAUX DE CHANGE AU CERTAIN ET TAUX DE CHANGE A L'INCERTAIN
.
Le taux de change que constate le marché des changes, dit aussi taux de change courant, peut être coté de deux façons, au certain et à l'incertain :
Taux de change au certain = nombre d'unités de monnaie étrangère que l'on peut obtenir avec une unité de monnaie nationale.
Exemple : 1 EUR = 1,05 USD. C'est le prix de l'euro en dollar.
Taux de change à l'incertain = nombre d'unités de monnaie nationale qu'il faut fournir pour avoir une unité de monnaie étrangère.
Exemple : 1 USD = 0,95 EUR. C'est le prix du dollar en euro.
La cotation à l'incertain est cohérente avec le fait que la hausse de tout prix déprécie le valeur réelle de la monnaie : la hausse du taux de change coté à l'incertain correspond bien à une dépréciation de la monnaie nationale (et à une appréciation des devises).
Les monnaies de l'Europe continentale étaient cotées à l'incertain jusqu'au lancement de l'euro, laquelle monnaie unique européenne est cotée par contre au certain depuis le jour de son lancement, le 1er janvier 1999.
TAUX DE CHANGE AU COMPTANT ET TAUX DE CHANGE À TERME
Le change à terme permet de vendre ou d'acheter aujourd'hui des devises disponibles ultérieurement. Le cours à terme, utilisé pour ces transactions est issu du cours comptant et d'un différentiel entre le taux d'intérêt de la devise étrangère et le taux d'intérêt de la devise de référence sur la durée de l'opération.
Equivalent anglais :
Forward currency transaction, Forward exchange rate, Forward transaction
Taux de change au comptant = taux de change utilisé dans les opérations de change au comptant ; c'est celui qui a été défini ci-dessus, appelé aussi taux nominal ou taux courant.
Les cotations sur le marché au comptant se traduisent concrètement par deux prix : un cours acheteur et un cours vendeur, la différence entre les deux représentant la marge de la banque.
Taux de change à terme = taux de change défini pour les opérations de change à terme entre deux devises.
Le taux de change à terme (T) est défini à partir du taux au comptant (C) en fonction de la relation suivante :
T = C * (1 + r / 1 + r'), où r et r' sont respectivement les taux d'intérêt pour le terme convenu dans chacun des deux pays.
- Quand r = r', T = C : il y a parité des deux taux.
- Quand r > r', T > C : le taux à terme cote un "report".
Soit une banque qui emprunte pour trois mois au taux r des euros pour pouvoir acheter des dollars de manière à les placer pendant trois mois sur le marché américain au taux r' : pour éviter que l'opération ne soit déficitaire pour elle, la banque revend à terme ces dollars à un taux -le taux à terme- qui doit être supérieur au taux au comptant.
- Quand r < r', T < C : le taux à terme cote au contraire un "déport".
Commerceinternational
Publié le 23/01/2008 à 12:00 par commerceinternational
NOTA BENE
Concernant les exercices et les auto contrôles, je renvois les étudiants à la rubrique " Blogs et sites préférés" en bas et à droite de la page, où ils trouveront un certain nombre d'études de cas avec leurs corrigés. L'étudiant devra travailler avec discernement suivant l'état de son avancement dans la discipline. Certaines études de cas sont anciennes, l'étudiant devra tenir compte alors des changements éventuels qui se sont produits dans notre discipline. C'est le cas, par exemple, de l'assurance prospection, pour les études les plus anciennes.
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Ici un cas avec proposition de correction
Seuil de rentabilité et investissement à l'étranger
Cas Formastère : implantation espagnole
L’entreprise Formastère est un équipementier français qui travaille pour un constructeur automobile . Son produit phare est un rétroviseur de cabine. Elle décide de s’implanter sur le marché espagnol et de produire et de commercialiser son produit phare dont le prix moyen prévu sera de 14,25 € en Espagne au lieu de 14,75 en France. La stratégie de cette entreprise est celle d’une niche et le succès de son équipement visuel est dans une innovation technique importante liée au rétroviseur sélectif d’images, procédé très apprécié pour la conduite de nuit. Formastère commence à être connu dans l’automobile.
Les conditions de production sont intéressantes en Espagne. Formastère est une entreprise saine financièrement qui pratique l’autofinancement. L’endettement est inexistant.
La décision de s’implanter en Espagne est liée à une stratégie de développement, et la société vise comme client, un constructeur connu de camionnette avec qui elle est sur le point de signer un contrat de sous-traitance en ce qui concerne les rétroviseurs. Son produit a un avantage concurrentiel reconnu par le constructeur espagnol. La possibilité de pouvoir descendre le prix à 14,25 € n’est pas étrangère à la décision.
Elle envisage la création d’une petite filiale à Barcelone, en s’associant avec un petit équipementier espagnol Sillamejor, à qui elle envisage de donner une participation de 49%. Cette association est motivée aussi par un désir de diversification que Formastère espère concrétiser pour sortir de sa niche…une stratégie de diversification n’est pas possible en France, dans son domaine d’activité. Elle espère pour l’instant que la filiale espagnole se nommera Formastère Espagne, mais la partie n’est pas encore gagnée avec Sillamejor.
Sillamejor est une entreprise familiale dirigée par le fondateur, âgé maintenant de soixante cinq ans. Son savoir faire est surtout dans le domaine de la sellerie.
Prévisions de Formastère en ce qui concerne la première année en Espagne.
Son budget prévisionnel concernant sa filiale est déterminé à partir des éléments suivants. Il s’agit de la première année. Selon les estimations, on est optimiste pour les années suivantes.
Une capacité prévisionnelle de production de 240 unités par jour. Elle n’utilisera au départ que 70% de sa capacité de production et totalisera selon les prévisions 330 jours de production.
Sur cette base les charges totales annuelles s’élèveront à 600 000 € dont 190 000 € de charges fixes.
La prudence est une qualité essentielle du service financier de Formastère.
Travail à faire
1) Pourquoi Formastère est-elle intéressée par l’Espagne ?
2) Calculer le chiffre d'affaires annuel prévisionnel de la première année.
Calculer le montant des charges variables prévisionnelles
Calculer la marge prévisionnelle sur coût variable.
Calculer le résultat prévisionnel de l’entreprise sur cette base de prévision.
3) A partir de quel chiffre d’affaire prévisionnel la création de cette filiale est-elle couverte par les ventes, et ce dés la première année ?
4) Cette décision d’implantation vous parait-elle risquée ?
5) Ce choix d’implantation vous parait-il justifié ?
6) Quelles autres possibilités pourrait envisager Formastère pour le marché espagnol. Il s’agit de dresser un tableau complet et détaillé avec les avantages et les inconvénients pour chaque solution envisagée. On passera en revue l’aspect financier et commercial en général, en revenant toujours à ce cas particulier.
7) Vous rappellerez les raisons de la stratégie d’internationalisation.
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Proposition de corrigé
1)Pourquoi formastère est-elle intéressée par l’Espagne
Il s’agit d’un diagnostique externe, dans lequel il faut utiliser ses propres connaissances sur l’Espagne, et notamment l’industrie de l’automobile en Espagne. Formastère est un équipementier, il est donc probablement le fournisseur d’un constructeur de voitures. Il faut aussi avoir des connaissances sur le niveau général des salaires et le contexte juridique du droit du travail en Espagne, cependant c’est en France que le droit du travail est le plus contraignant. L’appartenance de l’Espagne à l’UE atténue les disparités, cependant l’histoire et le passé économique de l’Espagne font que des différences subsistent. L’Espagne pour Formastère est un marché de proximité.
2) CA prévisionnel en tenant compte d’un fonctionnement de 70% de la capacité de production 240 x 0,70 = 168 u
168 x 330 = 55 440 u
CA = 55 440 x 14,25 = 790 020 €
Coût variable pour ce niveau d’activité
CV = 600 000 – 190 000
CV = 410 000 €
Résultat prévisionnel = 790 020 – 600 000
= 190 020 €
3)Le chiffre d’affaire qui couvre les coûts est le seuil de rentabilité.
Il suffit de calculer la marge sur coût variable :
MSCV = 790 020 – 410 000
= 380 020 €
Le taux de marge
T.MSCV = 380 020/ 790 020 x 100
= 48,10 %
Quand la marge sur coût variable est égale aux charges fixes on atteint le seuil de rentabilité
Si x est ce chiffre d’affaire on a
48,10% x = 190 000
x = 190 000/ 48,10 %
x = 395 501 €
Pour 395 501 € de CA la filiale est rentable ce qui est inférieur au Ca prévu de 790 020 €
4) Cette décision vous paraît-elle risquée ?
Cette décision d’implantation n’est pas risquée puisque la filiale est rentable dés la première année. Il est précisé que La société a une situation financière saine et qu’elle n’est pas endettée. Formastère est majoritaire dans la filiale avec 51% du capital. Un contrat de sous-traitance est sur le point d’être signé avec un constructeur, donc les débouchés des rétroviseurs sont assurés. Le prix de vente en Espagne étant inférieur à celui de France on est en droit de croire que les coûts de revient sont inférieurs aussi.
5) Pour produire en Espagne, le choix d’une filiale parait justifié. En effet il est préférable vu l’investissement de ce type d’implantation, de doter l’entreprise espagnole de la personnalité morale. On parle d’ailleurs d’IDE. Ce qui pourrait se discuter c’est l’opportunité d’une association avec un espagnol. Ceci dit il est vrai que la stratégie à long terme est celle d’une diversification. Sillamejor est dans la cellerie, il nous apportera son savoir faire ou son métier.
6) A cette question hélas, il y a peu de réponse. Pour une unité de production, les agents salariés et commissionnés sont exclus. Il en est de même des concessionnaires exclusifs ou non. Il reste à la limite la succursale, mais ce ne serait pas judicieux parce que la succursale n’a pas de personnalité juridique, elle est un bureau et une prolongation de représentation de la personne morale française.
7) la question 7 est une question de cours…
Commerceinternational