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Dernière mise à jour : 19.09.2009
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Le Caricom

Publié le 06/12/2008 à 12:00 par commerceinternational
Le Caricom
Une étude Pays d'un pays de la Caraïbe, ne peut faire l'impasse du Caricom.

Il s'agit donc de faire une annexe complête sur le Caricom.
Voici quelques liens:

Wikipédia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Caricom

Profil régional du secteur agroalimentaire (2005)

http://www.ats-sea.agr.gc.ca/latin/4033_f.htm

France Diplomatie: 15 articles sur le Caricom

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/recherche.php3?recherche=caricom&rechercher=Ok



Cahier des charges pour une Etude Pays

Publié le 06/12/2008 à 12:00 par commerceinternational
Cahier des charges pour une Etude Pays
Exemple de Veille Commerciale pour la Colombie

Il s’agit d’une veille commerciale pour établir une "étude pays" et exploiter ces informations en vue d’une décision à prendre pour un projet de l’entreprise. Cette étude pays sera un premier rapport pour une première prise de décision.

EXEMPLE

Exportation de boissons alcoolisées (Rhum)
Etude qui est demandée par l’entreprise Goutte d’Or


Exemple de Cahier des charges :

Pays visé : Etude de La Colombie
Eléments particulier à étudier : Repérage des probables opportunités et des menaces
Projet de l’entreprise : Exportation de Rhum
Délai : 1 mois et demi à compter du 1er décembre par exemple ;
Budget : pas de budget en dehors du temps passé.
Forme de la synthèse à produire : Rapport 10 pages maximum, annexes non comprises



Il s’agit de reprendre le plan tel qu’il est généralement présenté pour ce type d’étude.
La partie exploitation des informations collectées est importante. Elle consistera, à ce niveau d’étude, en un repérage des probables, opportunités et menaces.
Pour exploiter des informations collectées, il faut avoir plusieurs sources d’information, et noter les liens.
Il ne faut pas hésiter à avoir un dossier annexe. Toutes les informations collectées vont dans les annexes.

Le plan à suivre pour la rédaction du rapport, est en deux parties.

- Un ensemble d’opportunités probables
- Un ensemble de menaces probables

On mettra en second ce qui des deux semblera l’emporter.

Toute information qui sera porté dans le rapport doit être comprise. Elle peut faire l’objet d’une question de la part du donneur d’ordre.


La notion de stage à travers le monde...

Publié le 06/12/2008 à 12:00 par commerceinternational
La notion de stage à travers le monde...

La notion de stage à travers le monde.


Il faut bien comprendre qu'à travers le monde la notion de stage varie. Pour cela il faut se documenter et comprendre ce que l'on entend par stage dans le pays étranger que l'on cible.
Cet article fait bien le point. A lire absolument.




http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=33490

Bases de données pour l'Etude Pays

Publié le 04/12/2008 à 12:00 par commerceinternational
Bases de données pour l'Etude Pays
Tous les pays du monde

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/index.html

http://www.quid.fr/monde.html

Pendez aussi à Wikipédia en tapant le nom du pays
Exemple pour la colombie:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Colombie

A la fin des articles de Wikipédia, il y a toujours des liens intéressants.

Stage: un projet préparé un projet réussi

Publié le 04/12/2008 à 12:00 par commerceinternational
Stage: un projet préparé un projet réussi
Cherche stage en entreprise à l’étranger, un projet préparé, un projet réussi.

http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=35061




Contactez une entreprise française implantée à l’étranger !


http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=13386

Stage à l'étranger Studyrama

Publié le 04/12/2008 à 12:00 par commerceinternational

La Bourse de Paris en forte baisse 24/10/2008

Publié le 24/10/2008 à 12:00 par commerceinternational
AFP - vendredi 24 octobre 2008, 16h36
La Bourse de Paris clôture en forte baisse, paniquée par la récession


La Bourse de Paris a terminé sur une forte baisse vendredi, l'indice CAC 40 lâchant 3,54%, après être passée sous les 3.000 points (-10%) au cours de la séance, dans un marché paniqué par les perspectives de récession mondiale.

L'indice parisien a perdu 117,08 points à 3.193,79 points dans un volume d'échanges de 6,725 milliards d'euros, redressant la barre après avoir perdu momentanément plus de 10% à la mi-séance et touché un plus-bas depuis plus de cinq ans.

"Les investisseurs ont testé la zone des 3.000 points, qui reste très dangereuse", afin de jauger le potentiel de repli du marché, a estimé un vendeur d'actions parisien.

La Bourse de New York n'a pas rassuré les marchés en pleine tourmente: le Dow Jones cédait 2,44% et le Nasdaq 1,73% vers 15H30 GMT.

Les investisseurs ont intégré la forte dégradation de la conjoncture économique et les répercussions de la crise sur les entreprises, nombreuses à revoir leurs prévisions à la baisse.

"Les prévisions en baisse d'entreprises, le repli du baril et l'inquiétude concernant les marchés émergents qui résistaient jusque là", ont alimenté le fort recul des places boursières, observe le vendeur d'actions.

L'indice composite des directeurs d'achats (PMI) pour les secteurs manufacturier et des services de la zone euro s'est notamment encore contracté, atteignant en octobre son plus bas niveau depuis 10 ans.

Par ailleurs, le premier partenaire commercial de la zone euro, le Royaume-Uni, a annoncé une contraction de son PIB au troisième trimestre (de 0,5%) pour la première fois depuis 16 ans.

De leur côté, les prix du pétrole reprenaient le chemin de la baisse à New York, perdant 4 dollars vers 15H30 par rapport à jeudi, malgré l'annonce d'une réduction de la production d'or noir par les grands pays exportateurs.

"Il nous reste à affronter ce qui pourrait bien être la pire récession depuis la grande dépression (des années 1930, ndlr)", soulignent les analystes de BNP Paribas.

Témoin de l'ampleur de la dégradation de l'environnement économique, les annonces de plans sociaux se multiplient à l'image du constructeur automobile américain Chrysler qui a annoncé jusqu'à 5.000 suppressions de postes d'ici à la fin de l'année.

Durement frappé, Renault a enregistré la plus forte chute du CAC 40, perdant 12,55% à 22,20 euros, après avoir annoncé un chiffre d'affaires en net recul au troisième trimestre et décidé d'arrêter la production de plusieurs de ses usines pendant une à deux semaines en France.

Dans son sillage Michelin a lâché 7,21% à 34,92 euros tandis que Peugeot a limité la casse, en repli de 1,51% à 17,62 euros.

Air France (-3,12% à 11,49 euros) a pâti de la première baisse depuis cinq ans dans le monde du trafic passagers international depuis sept ans.

Les valeurs bancaires, imitant leurs homologues américaines, ont plongé, victime des craintes sur le marché du crédit.


Sombre fin de semaine sur les marchés financiers

Publié le 24/10/2008 à 12:00 par commerceinternational
AFP - vendredi 24 octobre 2008, 19h00

Sombre fin de semaine sur les marchés financiers, affolés par la récession


Un vent de panique a balayé vendredi les marchés financiers en Europe et Asie, en forte chute, face à une récession qui prend de l'ampleur, affectant nombre de secteurs industriels et entraînant des plans sociaux.

Prises dans la tourmente, les places de Paris et Francfort plongeaient par moments de plus de 10% et Londres de plus de 9%, laissant craindre un nouveau séisme boursier, 79 ans jour pour jour après le début du grand krach à Wall Street en 1929.

Les Bourses européennes ont finalement limité leurs pertes, clôturant néanmoins en forte baisse: Londres a perdu 5%, Francfort 4,96%, Paris 3,53%, Milan 5,61% et Madrid 5,20%.

Wall Street a également accusé le choc, le Dow Jones cédant 4,96% et le Nasdaq 3,59% vers 18H15 GMT.

"Il nous reste à affronter ce qui pourrait bien être la pire récession depuis la Grande Dépression (des années 1930 aux Etats-Unis, ndlr)", ont prévenu vendredi les analystes de BNP Paribas.

Signe de l'ampleur de la dégradation de l'environnement économique, les annonces de plans sociaux se multiplient à l'image du constructeur automobile américain Chrysler qui a annoncé qu'il allait supprimer jusqu'à 5.000 postes d'ici à la fin de l'année.

La fébrilité était aussi palpable sur le marché du pétrole, qui poursuivait sa chute malgré la décision de l'OPEP de baisser sa production, et sur le marché des changes où l'euro continuait à perdre du terrain face au dollar.

Même l'or, pourtant un refuge pour les investisseurs en temps de crise, a finalement cédé aux inquiétudes du marché. Ses cours se sont effondrés, dégringolant jusqu'à 682,41 dollars, un plus bas depuis septembre 2007.

Les deux Bourses de Moscou, le RTS et le Micex, ont suspendu leurs cotations jusqu'à mardi, après des chutes de plus de 13% de leurs indices.

En Asie, la Bourse de Tokyo avait ouvert le bal avec une chute de 9,6% en clôture, terminant au plus bas depuis plus de cinq ans. Dans la foulée, Séoul dégringolait de 10,6%, Hong Kong de 8,3% et Bombay de 10,96%.

"Tout le monde n'a plus qu'une idée en tête: se débarrasser de tous les actifs à risque, comme les actions, et mettre l'argent qu'il reste en lieu sûr", a commenté Robert Halver, stratège actions de la Baader Bank.

Pris à la gorge, les "hedge funds" (fonds spéculatifs) doivent dégager de l'argent frais. "C'est de la vente forcée, pas un jugement d'investisseur", a expliqué Al Goldman, analyste chez Wachovia Securities.

Sur le marché du pétrole aussi, la tendance restait à la baisse, malgré la décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) vendredi à Vienne de réduire sa production de 1,5 million de barils par jour.

Les cours de l'or noir ont continué à dégringoler, après avoir déjà perdu plus de 50% depuis le sommet des 147 dollars atteint en juillet. Le pétrole a perdu trois dollars vendredi, tournant autour de 62 dollars le baril à Londres et 64 dollars à New York.

Le marché "craint que la baisse ne soit pas suffisante pour compenser le ralentissement de la demande", a commenté Peter Fertig, analyste de Dresdner Kleinwort.

L'Opep s'est attiré les foudres de la Maison Blanche, de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne, qui redoutent au contraire qu'une nouvelle hausse des cours du brut ne dégrade encore la conjoncture mondiale.

Une cascade d'annonces est venue confirmer que la crise financière a bien commencé à empoisonner l'économie réelle.

La Grande-Bretagne a annoncé son premier recul de l'activité économique depuis 1992, avec une baisse de 0,5% de son Produit intérieur brut au troisième trimestre.

Dans la zone euro, l'activité du secteur privé est tombée à son plus bas niveau depuis 10 ans.

L'euro pâtit de ces sombres perspectives et est tombé vendredi au plus bas depuis deux ans face au billet vert, sous 1,25 dollar, avant de se reprendre.

Le secteur le plus emblématique de cette contagion de la crise financière aux chaînes de montage est sans doute l'automobile: les géants français PSA Peugeot Citroën et Renault ont annoncé des arrêts de production, tandis que les suédois Volvo et Scania reconnaissaient la baisse de régime "la plus brutale jamais vue". Du coup, les actions du secteur descendaient aux enfers.

Autre secteur touché de plein fouet: le transport aérien, avec un déclin pour la première fois depuis cinq ans du trafic passagers international.

Air France-KLM a annoncé un nouveau plan d'économies de 700 à 800 millions d'euros d'économies à l'horizon 2011-2012 et envisage des réductions d'effectifs.

De même, des hauts fourneaux du géant mondial de l'acier ArcelorMittal vont être temporairement mis à l'arrêt dans plusieurs pays d'Europe, dont la France, la Belgique et l'Allemagne.

Pour contrer la récession, les gouvernements européens réfléchissent à des mesures de relance, tout en tablant sur une prochaine baisse des taux de la Banque centrale européenne.

En attendant, les annonces de plans sociaux se multiplient.

L'américain Chrysler va supprimer jusqu'à 5.000 emplois administratifs et postes d'intérimaires -un quart des effectifs- d'ici la fin de l'année.

Son compatriote Xerox prévoit 3.000 suppressions d'emplois dans le monde et le câblo-opérateur espagnol ONO 1.300.

Et sur toutes les places européennes, les bancaires continuaient à subir le martyre: les espagnoles Santander et BBVA ont perdu 10,18% et 8,59%. En Italie, Unicredit, Intesa SanPaolo et Monte dei Paschi di Siena ont également chuté.

L'Islande a demandé au Fonds monétaire international (FMI) une aide de 2 milliards de dollars pour surmonter la crise qui a ruiné son système bancaire. Ukraine, Pakistan, Bélarus, Hongrie pourraient aussi avoir recours aux prêts du FMI, qui dispose de 200 milliards de dollars à cet effet.

Les 43 pays d'Asie et d'Europe (Asem), réunis pour un sommet à Pékin consacré à la crise mondiale, ont réclamé une réforme profonde du système financier et un rôle accru du FMI.

L'Union européenne cherchait à rallier les dirigeants asiatiques à sa volonté de refonte du système financier mondial, avant le sommet du G 20 (principaux pays industrialisés et émergents) le 15 novembre à Washington.

En marge de la réunion de l'Asem, le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont discuté de la création de fonds souverains, une idée française qui avait été accueillie avec scepticisme outre-Rhin.

Libertarisme financier et crise

Publié le 21/10/2008 à 12:00 par commerceinternational
Logique de la crise financière

Gaël Giraud Octobre 2008

Les débats sur l'éventuelle nécessité de réguler les marchés financiers afin d'éviter que le désastre auquel nous assistons actuellement ne se reproduise butent sur la question suivante : au fond, les marchés dérégulés nous ont conduits aujourd'hui dans le gouffre mais ils ont rendu possible une croissance économique solide depuis de nombreuses années. Ne risque-t-on, en réglementant les marchés, de corseter la ressource essentielle de la vitalité de nos économies ? C'est l'enjeu des discussions qui ont lieu en ce moment même, à Bâle notamment, autour des moyens qui pourraient être adoptés pour réglementer les activités des banques d'investissement et des fonds de gestion de portefeuilles dont les activités de marchés sont à visée essentiellement spéculative.

Le keynésianisme inversé
Voici ce qui peut être répondu à cette interrogation légitime. Les Keynésiens (la plupart des économistes, sauf peut-être à Francfort, n'ont jamais cessé d'être keynésiens en pratique, même lorsqu'ils font profession du libertarisme monétariste le plus orthodoxe) savent bien que ce qui tire la croissance d'une économie, c'est la demande des ménages. Comment a-t-on alimenté la croissance depuis trente ans (et tout particulièrement depuis les années 2000) ? Les marchés financiers, « délivrés » de toutes les règles de prudence qui « entravaient » le système bancaire traditionnel ont entretenu artificiellement la demande des ménages (américains mais aussi britanniques, espagnols, islandais...) en leur accordant des prêts dans des conditions de plus en plus laxistes. Cette demande non financée a, certes, induit une augmentation réelle de la production, des revenus et du Pib. Elle a aussi permis aux opérateurs de marchés de retirer des bénéfices considérables via la titrisation - bénéfices qui, à leur tour, ont alimenté derechef la poursuite de la croissance de la demande des ménages. Comment ne pas voir que ce prétendu « cercle vertueux » repose sur de l'argent dont personne ne dispose ? Sur une dette dont on espère qu'avec le temps, on trouvera les moyens de la financer ?

L'erreur qui se trouve à la racine de la crise des subprimes (comme de celle de 1929) a consisté à nourrir l'illusion que la croissance serait auto-entretenue par le pari de quelques-uns en sa faveur (et par les prêts accordés sans discernement en conséquence de ce pari). Loin d'être accidentelle, cette erreur [1] est le symptôme d'un « keynésianisme inversé », où l'on tente de stimuler la demande par les profits futurs qu'elle n'a pas encore engendrés.

La richesse des pauvres
Pourquoi cette « inversion » est-elle structurellement liée à un certain modèle de capitalisme libertarien anglo-saxon vers lequel dérivent nos économies occidentales depuis trente ans, comme elles l'avaient fait à la fin du 19ème siècle ? Les théories (très en vogue actuellement dans les business schools américaines) du « bottom of the pyramid » (bas de la pyramide) pourraient bien fournir l'une des clefs du problème : celles-ci consistent, avec un cynisme à peine déguisé, à faire valoir que les « pauvres », sur cette planète, sont très nombreux. Agrégée, leur pauvreté peut se muer en richesse si l'on sait ponctionner (même faiblement) tout le monde. S'en déduisent des stratégies commerciales qui, sous couvert de favoriser le développement économique en aidant les plus déshérités à accéder aux marchés, n'ont guère d'autre ambition que de trouver des canaux par lesquels les « pauvres » pourront investir collectivement leur maigre patrimoine sur des marchés. Mutatis mutandis, dans une économie industrialisée disposant d'une grosse classe moyenne, la richesse agrégée de la frange défavorisée de cette dernière constitue, elle aussi, une manne considérable. Agrégée, la pauvreté relative des classes moyennes ou défavorisées devient richesse. D'où l'idée de leur consentir des prêts sans trop de discernement : pourvu qu'ils ne fassent pas tous faillite simultanément, la plupart devra s'acquitter pour longtemps de traites qui sont individuellement dérisoires au regard des sommes transitant sur les marchés financiers mais qui, agrégées, constituent un vrai « trésor de guerre ». Si l'opération se déroule comme prévue, cette stimulation artificielle de la demande aura favorisé une croissance qui rendra le paiement des intérêts moins douloureux pendant que, lentement mais sûrement, la formidable richesse des pauvres transitera vers leurs créanciers. C'est exactement ce qui s'est passé avec les pays du Sud jusqu'à ce que l'on constate, à peine surpris, que le remboursement de la dette représentait des flux sud-nord supérieurs aux flux nord-sud de l'aide au développement. De là est née la mobilisation en faveur de l'effacement de la dette des pays pauvres.

Par analogie, les classes moyenne et défavorisée des Etats-Unis et de certains pays européens jouent aujourd'hui le rôle des « pays du Tiers-Monde » il y a vingt ans, tandis que le rôle des pays du Nord est assumé par la petite minorité qui bénéficie des rendements du capital financier. Ainsi, le total des dettes des ménages américains sur leurs cartes de crédit est actuellement de 2.500 milliards de dollars...

On comprend également qu'après l'étonnante parenthèse des Trente Glorieuses, nos économies industrialisées soient redevenues depuis quelques années aussi inégalitaires qu'elles l'étaient à la fin du 19ème siècle : la part de la valeur ajoutée distribuée aux salariés a été diminuée dans la plupart des pays industrialisés au profit des rendements du capital. On comprend enfin en quoi le plan Paulson s'inscrit parfaitement dans le prolongement de ce qui précède. Qui peut croire, en effet, que, dans dix ans, les titres « toxiques » rachetés par l'Etat américain vaudront encore quelque chose ? Cela supposerait que la majorité des ménages surendettés aient survécu sans faire faillite - ce qui exigerait sans doute l'équivalent d'un effacement de la dette des « ménages pauvres ». Il y a donc fort à craindre que beaucoup d'entre eux seront les premières victimes de la récession et que, in fine, les contribuables auront bel et bien à rembourser les 700 à 1000 milliards de dollars du plan Paulson, illustration inédite des vertus du « bottom of the pyramid » : faire financer le sauvetage des grandes banques d'investissement par les contribuables qui, même pauvres, sont très nombreux...

Gaël Giraud, Gaël Giraud, jésuite, est économiste.

Assurance prospection et budget de prospection

Publié le 18/10/2008 à 12:00 par commerceinternational
Assurance Prospection


Lien direct sur le blog avec le billet ASSURANCE PROSPECTION qui lui-même a des liens intéressants pour l'entrainement

http://commerceinternational.centerblog.net/3989751-Assurance-prospection-et-exemples-quantitatifs

Sur le billet liens avec des exercices et leurs corrigés




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