Posté le 16.02.2008 par commerceinternational
LES DELICES DE L'ILE DE FRANCE
Il s'agit d'une étude de cas concernant la confiserie et la chocolaterie de luxe Cette étude de cas est tombé à l'examen en 1999
Sujet comportant 17 pages sur le lien sites préférés
Correction sur le lien suivant. Les corrections proposées n'ont pas d'introduction. N'oubliez pas qu'il faut en faire une.
Cette étude de cas présente un intérêt; même si elle est en franc, elle aborde le problème du coût variable, donc du coût marginal. Lorsqu'on est trop cher on peut toujours exporter sur le coût variable.
L'analyse d'un tableau en partie diagnostique de marché, montre que cette dernière peut être abordée, verticalement et l'horizontalement suivant que l'on calcule des pourcentages ou des taux de croissance. Cette méthodologie est à retenir.
Il y a bien sûr la partie change qui présente aussi un grand intérêt. Report déport et taux à terme, la commission bancaire au 1/1000. Raisonner toujours à l'avantage de la banque... Le taux à terme est toujours le résultat d'un différentiel d'intérêt.
L'approche du marché japonais est du plud grand intérêt. Du marketing à l'interculturalité, ce qui est la même chose...
Au niveau interculturel, la commande de l'Arabie Saoudite est riche de signification et d'interprétation. le client a de toute évidence de gros moyens...
Commerceinternational
--
Posté le 15.02.2008 par commerceinternational
Posté le 08.02.2008 par commerceinternational
Les billets qui étaient en attente en Economiedroit sont maintenant à leurs places. Pour les retrouver, il faut remonter un peu dans le temps...
Il s'agit
de l'entreprise citoyenne,
de l'entreprise, de l'éthique et de la responsabilité sociale
des techniques de coopération interentreprise,
de la croissance et des fluctuations dans les pays développés,
de la concurrence
sur ce blog lien direct en sites préférés.
Commerceinternational et Economiedroit
Posté le 07.02.2008 par commerceinternational
Pour l'examen il faut savoir calculer un taux à terme.
Vous voulez calculer le taux à terme de l’EUR en USD à deux mois, pour une facturation que vous avez effectuée en USD
Il s'ait donc d'une exportation facturée en USD
( vous auriez pu vous épargner ce type de tracas en facturant en euros...)
Aujourd’hui 7 février 2008, imaginons que le cours du jour est (Cj) 1 EUR = 1,2364 USD
Pour calculer un taux à terme il faut toujours conaître le cours du jour Cj ...
le mécanisme
Vous savez que ce qui détermine le taux de change à terme, se sont les taux d’intérêt de ces deux monnaies. En effet les banques jouent sur les placements des sommes qu’elles ont à donner ou à recevoir en devise.
1) Les taux d'intérêt de la monnaie et de la devise
Vous voulez donc connaître le taux de l’EUR en USD sur le marché à terme dans deux mois c'est-à-dire le 8 mars 2008.
En effet le 8 mars, vous aurez des dollars à échanger en euro.
Vous allez donc demander quels sont les taux d’intérêt de ces deux monnaies à deux mois, c'est-à-dire pour les sommes qui sont placées 2 mois.
Taux de l’EUR à deux mois = 2,0940 %
Taux de l’USD à deux mois = 1,4825 %
D’autre part vous savez que la banque prend pour commission pour ce type de service 0,1%
2) le différentiel de taux d'intérêt
Le différentiel de taux d’intérêt du dollar par rapport à l’euro est de
Différentiel =
1,4825 % -
2,0940 % = - 0,61150 %
Différentiel sur
deux mois (
l’année a 12 mois)
(1,4825 % - 2,0940 %) x
2 /
12 = - 0,1019167
Le taux à terme (deux mois) de l’euro en dollar sera :
1,2364 + 1,2364 x [ (1,4825 % - 2,0940 %) x 2 / 12] = 1, 2351 USD
3) La commission pour service
Avec la commission pour service 1,2351 x
1,001 = 1,2363 USD
( 1 pour 1000 ...)
Le taux à terme à deux mois est donc 1 EUR = 1, 2363 USD
Cela permet de comprendre aussi pourquoi les taux d'intérêt sont si importants...
Commerceinternational
Posté le 01.02.2008 par commerceinternational
Prospection
I Définition générale
En géologie, la prospection est une discipline qui consiste à rechercher différentes matières comme des minéraux.
Dans le domaine commercial, lancer des opérations de prospection permet de rechercher de nouveaux clients potentiels.
En archéologie :
la prospection aérienne consiste à photographier à basse et moyenne altitude des zones dégagées afin d'étudier et interpréter des indices éventuels.
la prospection au sol est une autre méthode d'investigation consistant à repérer des indices (silex, tessons de poterie, affleurement de pierres, vallonnement du terrain, etc.) en parcourant à pied des zones de culture ou des bois.
On parle aussi de prospection dans le domaine commercial. Il s'agit de rechercher de nouveaux clients qu'on appellera alors des prospects puis ils obtiendront le nom de "clients" une fois leur premier achat effectué.
II Les différents moyens de prospection
Publipostage appelé aussi mailing (courrier, Fax ou e-mail)
Télé-prospection
Prospection téléphonique appelé aussi phoning
Salons professionnels
Prospection directe (porte à porte)
Site web
Panneau publicitaire (bannière)
Réferencement
Bus mailing
Posté le 31.01.2008 par commerceinternational
Etudes de cas déja faites au 31 janvier 2008, et en lien sur ce blog:
:: Etude de cas Kristo ( commencer une auto correction )
:: Correction étude de cas Kristo
:: Etude de cas Sodeleg
:: Correction étude de cas Sodeleg
:: Etude de cas Salmon GSA
:: Etude de cas Champagne Médot
:: Correction étude de cas Champagne Médot
:: Etude de Cas Top Food
:: Correction étude de cas Top Food
:: Etude de cas Délices de France ( à faire )
:: Correction étude de cas Délices de France
::En première année nous avons fait, en contrôle le 23 mars 2007, l'étude de cas Isigny Sainte Mère qui se trouve en lien, ainsi que sa correction.
Commerceinternational
Posté le 31.01.2008 par commerceinternational
A gauche de l'écran, cliquez sur "Mes blogs et sites préférés"
Navigation
Accueil
Livre d'or commerceinternational
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés
Les liens sont directs
Recommandations générales
Il n'y a pas de réponse «toute faite» à l'étude de cas.
Chaque cas est unique.
Le candidat doit faire preuve de jugement, d'esprit d'analyse et de synthèse, de créativité pour poser le bon diagnostic, proposer et évaluer des solutions et recommander une décision.
Et pour certain, de rapidité...
Commerceinternational
Posté le 31.01.2008 par commerceinternational
Il s'agit de l'épreuve d'étude de cas tombée en 2003
Ne pas oublier de faire une petite intro...
DOSSIER I
L'approche du marché turque est facilitée par une bonne culture générale. le marché turque pour l'Europe est un marché de proximité...
Le plan du diagnostic externe est facilité par une approche du général au particulier.
Horizontal: opportunités menaces. Tableau structuré.
Vertical: du général au particulier
Oublier de signaler que le pays est musulman en majorité et avec une montée de l'islamisme et que les normes de construction sont trés contraignantes en raison du risque sismique, reste tout de même une omission importante!
II faut tout de même arriver à un diagnostic du BTP, même si cela rete une approche de marché.
DOSSIER II
Il s'agit d'une question de cours adaptée à la Turquie;
Vu le type de produits la vente directe n'est pas adaptée, l'importateur distributeur convient mieux. Ceci est bien sûr à étoffer.
Evidemment il ne faut pas confondre vente directe à l'étranger et investissement direct à l'étranger. Ce n'est pas du tout la même chose...
Dossier III
311 et 312 des calculs de CIF et de CIP sans difficulté...
313, est intéressant parcequ'il s'agit d'un choix logistique entre l'avion et le maritime, Ici aussi la méthode est un grand classique, la comparaison aussi...
321 les points qui posent problème dans un crédoc: sans difficulté. Solutionner les irrégularités demande plus de réflexion. On ne peut pas se contenter d'une réponse du style ne pas expédier la marchandise...
331 il faut maîtriser les calculs comme c'est souvent le cas our des coûts unitaires. L'avantage d'un coût unitaire est dans le fait qu'il permet une comparaison immédiate
332 Attention sur la proforma de mettre les conditions du crédoc et la limite de validité de l'offre.
DOSSIER IV
La partie gestion demande une bonne maîtrise des soldes intermédiaires de gestion...
Posté le 30.01.2008 par commerceinternational
Un trader peut être pas si coupable que cela...
----------------------------------------------------------------------------------------------------
mardi 29 janvier 2008, 18h17
L'enquête sur la Société générale prend une nouvelle tournure
Reuters
par Thierry Lévêque
PARIS (Reuters) - La remise en liberté de Jérôme Kerviel et l'abandon de l'incrimination d'escroquerie ouvrent de nouvelles perspectives à l'enquête judiciaire visant la perte de 4,9 milliards d'euros que la Société générale impute à son trader.
Le jeune homme devrait être convoqué rapidement par les juges d'instruction Renaud Van Ruymbeke et Françoise Desset pour un interrogatoire complet sur les faits qualifiés de "faux et usage de faux, abus de confiance, introduction dans un système automatisé de données".
Le jeune homme se tient à l'écart de la presse, dit son avocate. "Il était conscient du risque qui pesait sur ses épaules et était très ému (quand il a appris sa remise en liberté-NDLR). Il est complètement écrasé par la médiatisation de cette affaire", a dit mardi à des journalistes Me Elisabeth Meyer, son avocate.
Des auditions beaucoup plus larges dans la banque sont jugées "inévitables" par une source judiciaire. La Société générale s'est constituée partie civile mardi dans l'instruction, a dit son avocat Jean Veil.
L'appel sur la remise en liberté du trader déposé par le parquet devrait être examiné dans un délai de quinze jours à un mois par la chambre de l'instruction, dit-on au parquet général de Paris. Le suspect a dû remettre son passeport.
Le procureur Jean-Claude Marin, qui disait vouloir éviter une fuite, des pressions et "protéger" le jeune homme d'un accès de désespoir, n'a pas jugé utile de recourir à la procédure de référé, qui aurait permis un examen en quelques jours.
"Cette décision de remise en liberté n'est pas illégitime, Jérôme Kerviel s'étant présenté spontanément aux policiers et ne fuyant pas ses responsabilités", a déclaré à Reuters un haut magistrat ayant requis l'anonymat.
Le magistrat n'a pas en revanche fait appel du refus du juge Van Ruymbeke de retenir la "tentative d'escroquerie" et "l'abus de confiance aggravé "que l'accusation souhaitait imputer au trader, un abandon de charges jugé symboliquement comme juridiquement important dans les milieux judiciaires.
En effet, l'abus de confiance aggravé est passible de sept ans de prison et la tentative d'escroquerie de cinq ans de prison. L'abus de confiance simple étant finalement retenu, Jérôme Kerviel n'encourt plus que trois ans de prison et 375.000 euros d'amende au maximum.
Symboliquement, l'aspect prétendument crapuleux de l'affaire, mis en avant par la Société générale qui parle depuis la révélation des faits de "fraude", disparait.
CONTRE-ATTAQUE
Les avocats de Jérôme Kerviel ont lancé la contre-attaque, dénonçant en marge de l'audition de leur client une "chasse à l'homme" lancée selon eux par la banque.
Ils estiment que la Société générale a cherché à masquer ses responsabilités dans l'affaire. Jérôme Kerviel a expliqué aux policiers que d'autres traders avaient la même pratique que la sienne, dépasser les engagements autorisés en théorie et prise de risques en principe illicite dans l'espoir de réaliser des gains extraordinaires.
Le trader n'a cependant livré aucun nom de collègue aux enquêteurs mais simplement fait état d'une pratique générale, précise-t-on de source judiciaire. Son affirmation est jugée plausible par un haut magistrat proche du dossier.
"Il l'explique alors qu'il ne cherche pas à fuir ses propres responsabilités, et le métier de trader est fait de flair et d'hyperréactivité", a dit ce magistrat à Reuters.
Jérôme Kerviel assure que la direction de la banque fermait les yeux sur ces pratiques. Il explique d'ailleurs avoir procédé de la sorte depuis novembre 2005.
Il a aussi fait état d'une prime exceptionnelle de 300.000 euros que lui avait promis la direction pour récompenser ses résultats de 2007, qu'il avait pourtant lui-même sous-évalués.
Les positions prises illicitement par le trader étaient en effet créditrices au 31 décembre 2007 de 1,4 milliards d'euros, comme l'a dit lundi le procureur.
Mais Jérôme Kerviel, fait extraordinaire, avait dû les dissimuler par des annulations fictives pour qu'elles redescendent à une apparence plus plausible de 55 millions d'euros, afin de ne pas encourir la critique sur son action.
Par ailleurs, les avocats soulignent que c'est la banque qui a provoqué la perte de 4,9 milliards d'euros en liquidant entre le 21 et le 23 janvier, en plein "krach" boursier mondial, les positions prises pour un montant astronomique de 50 milliards d'euros. Le dossier judiciaire montre que ces positions étaient encore potentiellement bénéficiaires le 18 janvier.
Posté le 26.01.2008 par commerceinternational
Monsieur de Talleyrand* a dit "Il ya trois savoirs: le savoir proprement dit, le savoir faire et le savoir vivre; les deux derniers dispensant trés bien du premier"
Voilà ce que cela donne lorsqu'il n'y en a plus qu'un, le savoir faire...
* Evèque sous louis XVI, ministre plusieurs fois sous la Révolution, ministre sous l'Empire et ministre sous la Restauration...
Louis XVIII sous la Restauration lui a dit un jour " Monsieur de Talleyrand vous êtes de la merde dans un bas de soie!"
----------------------------------------------------------------------------------------------------
Reuter
24 janvier 2008 : coup de tonnerre dans l'univers des traders français… Jérôme Kerviel, jeune courtier de 31 ans à la Société Générale, a réussi à détourner 5 milliards d'euros au nez et à la barbe de sa hiérarchie. Comment un seul homme est-il parvenu à déjouer tous les systèmes de contrôle de risque de la banque ? C'est une des questions à laquelle devra répondre le président de la banque Daniel Bouton.
Ce dernier s'apprêtait à annoncer à ses actionnaires un bénéfice net de 5,5 milliards d'euros pour 2007 quand la nouvelle est tombée…
EN MOINS de vingt-quatre heures, cet illustre inconnu a acquis une notoriété dont il se serait bien passé et des surnoms dignes des plus invraisemblables fictions : «
L'homme qui valait 5 milliards » ou « Le trader qui a fait sauter la banque ». Jérôme Kerviel, 31 ans, courtier à la Société générale, ne ressemble pourtant pas à un gros braqueur mais plutôt à un sage étudiant d'école de commerce. Cheveux bruns coupés court, regard légèrement tourmenté, physique passe-partout, ce diplômé d'une licence en finances à l'université de Nantes et d'un mastère dans cette même discipline à Lyon souffrait d'une timidité maladive. « C'était un introverti plutôt mal dans sa peau », évoque un employé de la banque. Ses proches ne lui connaissaient qu'une passion vivace pour la voile et pour le judo, qu'il avait pratiqué pendant huit ans avant d'entraîner de jeunes initiés sur les tatamis. Sur sa vie privée, il ne s'épanchait guère. Un père disparu il y a quelques années et une petite amie qui l'avait congédié ont assombri encore un peu plus son caractère taciturne.
« Il était cyclothymique mais plutôt serviable »
Depuis 2000, Jérôme Kerviel quittait son domicile de Neuilly pour rejoindre la Société générale, située à deux pas de là à La Défense. Dans cette banque, il fut d'abord employé dans le « middle office », un bureau où il surveillait les procédures de contrôle des transactions. « Il était cyclothymique mais plutôt serviable. Il s'occupait de la gestion des risques », se souvient un trader. Kerviel apprend vite. Sur son écran défilent les codes de sécurité, les systèmes d'alerte, les failles des pare-feu. « JK », comme certains le surnommaient, a accès au disque dur de la sécurité de la Société générale. L'expérience de l'apprenti courtier s'étoffe à cette époque. Sur son CV, que nous nous sommes procuré, on peut d'ailleurs lire ces nouvelles compétences qu'il met en avant : maîtrise des outils de développement, analyse de l'évaluation des risques. Encore « junior » dans l'entreprise, « JK » veut passer dans la cour des grands : « le front office », l'endroit où l'on joue en Bourse, où l'on « prend des positions » sur des indices de contrats à termes. Un jargon qui n'a plus aucun mystère pour ce jeune banquier qui arpente dès 2005 dans un costume trois pièces impeccable la salle des marchés à La Défense.
« Ce n'était pas un frimeur. Il était plutôt beau mec, façon Tom Cruise »
Kerviel contraste avec les yuppies s'exaltant devant la courbe de la Bourse. « Ce n'était pas un frimeur. Il était plutôt beau mec, façon Tom Cruise. Je le trouvais assez lèche-bottes avec sa hiérarchie, se remémore une collègue, en fait il n'avait pas le bagage pour faire du trading. »
Le jeune courtier affiche un salaire conséquent d'un peu plus de 100 000 € annuels. Mais dans le milieu dans lequel il évolue, il fait pâle figure face à certains « petits Mozart de la Bourse ». D'ailleurs sa prime pour l'année 2006 ne dépasse pas les 1 500 €. Une misère dans la profession.
Kerviel n'a peut-être pas le génie de la finance mais n'a jamais oublié ces premières années dans « le coeur nucléaire » de la Société générale. Il connaît tous les secrets des procédures de contrôle et sait donc parfaitement les déjouer. Faute de talent, le médiocre courtier se met alors à tricher. Dès 2006, il mise à la hausse ou à la baisse sur des valeurs au mépris des règles de sécurité édictées par son employeur. Pour dissimuler ses activités illicites, il va jusqu'à créer des opérations fictives qui lui permettent de cacher ses énormes pertes. Au 31 décembre dernier, ses comptes professionnels présentent un bénéfice mirobolant de 1,5 milliard d'euros. Le transparent Kerviel savoure sa flamboyante revanche. Mais pour quelques jours seulement... Samedi dernier, un contrôle de la Société générale révèle une incohérence dans une transaction. Le donneur d'ordre est identifié. L'ennemi vient de l'intérieur. Un certain Jérôme Kerviel. Le jeune homme, interrogé toute la nuit par les services antifraude de la banque, perd de sa superbe. Il révèle l'ampleur du désastre. Près de 5 milliards d'euros dilapidés en quelques mois au nez de sa hiérarchie. Le hold-up du siècle.
Les enquêteurs de la brigade financière saisis dans cette enquête devront déterminer s'il a bénéficié de complicités. Et surtout, si le fraudeur n'a fait que perdre de l'argent en raison de mauvais placements ou s'il est coupable de détournements de fonds à son propre bénéfice.
Au siège de la Société générale, on aimerait gommer le passage calamiteux de Jérôme Kerviel. D'ailleurs, son nom a déjà été rayé de l'annuaire professionnel. Le jeune homme qui rêvait de brasser des liasses de dollars se tient maintenant à la disposition de la justice. Il s'est entretenu hier avec son avocate, Elisabeth Meyer. Sur le répondeur du portable de Jérôme Kerviel, une voix douce et réservée répète le même message : « Je ne suis pas disponible pour le moment. »
PARIS (Reuters) - Deux parquets, Nanterre et Paris, sont en apparente concurrence pour traiter l'enquête judiciaire visant la fraude imputée par la Société générale à un trader unique et chiffrée à 4,9 milliards d'euros.
Selon deux sources judiciaires, l'arbitrage entre les deux parquets n'était pas encore rendu vendredi matin et les discussions devaient se poursuivre dans la journée.
La Société générale, qui a révélé la fraude mercredi, dit ne pas savoir où se trouve Jérôme Kerviel, le trader accusé des faits.
Me Elisabeth Meyer, avocate du jeune homme de 31 ans, mis à pied par la société, a déclaré à plusieurs médias qu'il n'était pas en fuite et se trouvait toujours en France, dans l'attente, dit-elle, d'une confirmation écrite de la banque.
Sur la boîte aux lettres de son logement de Neuilly, rue Michelis, le concierge a laissé un mot à l'intention des journalistes, a constaté un journaliste de Reuters.
"Journalistes, pour vous faciliter le travail : Kerviel inconnu dans la maison, appartement loué ou sous-loué à des locataires de type asiatique parlant anglais, ne le cherchez pas ici, il y a probablement longtemps qu'il a trouvé refuge ailleurs", lit-on sur le mot.
Le parquet de Paris, saisi le premier jeudi après-midi après la plainte contre "X" pour "abus de confiance, escroquerie, faux, usage de faux" d'un petit porteur de la banque, a confié aussitôt une enquête préliminaire de police à la brigade financière.
DEUX PLAINTES
Juste après, l'avocat et certains dirigeants de la Société générale se sont rendus personnellement voir le procureur de Nanterre (Hauts-de-Seine) Philippe Courroye pour déposer plainte à leur tour.
Cette seconde plainte vise nommément le trader accusé de la fraude, Jérôme Kerviel, et concerne des faits de "faux en écritures de banque, usage de faux en écritures de banque et intrusions informatiques".
Les dirigeants de la banque ont remis au procureur Courroye la photographie, le domicile et une série de documents liés à la fraude dont la Société générale se dit victime, a-t-on expliqué à Reuters au parquet de Nanterre.
Jérôme Kerviel habitant à Neuilly, les faits s'étant déroulés à la Défense et le siège administratif de la société étant aussi à la Défense, le parquet de Nanterre pense être territorialement compétent.
Cependant, le procureur de Paris a d'autres arguments pour se saisir de l'affaire, le siège social de la Société générale étant à Paris.
La capitale dispose par ailleurs avec le pôle financier d'une juridiction d'instruction spécialisée et particulièrement équipée en moyens humains et matériels pour les enquêtes sur les affaires financières importantes.
Les services du procureur de Paris ont précisé que le délit imputé à Jérôme Kerviel n'était pas automatiquement constitué. Le trader est payé pour acheter et vendre et le seul fait qu'il ait perdu, même des sommes importantes, ne le désigne pas comme coupable, estime-t-on.
Au pôle financier de Paris siège notamment la juge d'instruction Xavière Simeoni, qui a renvoyé en 2006 en correctionnelle la Société générale et son P-DG Daniel Bouton pour "blanchiment de capitaux" dans une autre affaire.
Le procès de cet autre dossier doit s'ouvrir le 4 février au Palais de justice de Paris.
Thierry Lévêque