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Actualités

la plus forte chute de la bourse française

Publié le 06/10/2008 à 12:00 par commerceinternational
la plus forte chute de la bourse française
AFP - lundi 6 octobre 2008, 16h42
La Bourse Paris enregistre sa plus forte chute depuis la création du CAC 40 (-9,04%)

http://news.fr.msn.com/article.aspx?cp-documentid=9962678

La Bourse de Paris a enregistré lundi l'une des plus fortes baisses de son histoire face à l'aggravation de la crise financière, le CAC 40 tombant de 9,04%, la pire chute depuis sa création il y a 20 ans.

L'indice parisien a perdu 368,77 points pour terminer à 3.711,98 points, dans un volume d'échange important de 7,635 milliards d'euros.

Cette chute du CAC 40 dépasse celle enregistrée après les attentats du 11 septembre 2001 (-7,39%). Il faut remonter au 19 octobre 1987, avant la création de l'indice, pour trouver une baisse plus forte du marché parisien (-9,64%).

Les grandes places boursières européennes ont également sombré: Londres a perdu 7,85% et Francfort 7,07%, tandis que l'indice paneuropéen Eurostoxx 50 se repliait de 7,34 %.

Les inquiétudes sur la santé du secteur bancaire européen ont également pesé sur la Bourse de New York dont la chute en matinée a, à son tour, accéléré le repli à Paris.

Non seulement les investisseurs n'ont pas été rassurés par l'adoption et la promulgation du plan Paulson de sauvetage des banques aux Etats-Unis, mais ils dénombrent avec effroi les nouveaux signes de la propagation de la crise parmi les établissement financiers européens.

"La chute d'aujourd'hui s'inscrit dans la foulée d'un mois de septembre détestable: le plan Paulson s'attaque aux problèmes du secteur financier, mais pas à leur impact sur l'économie réelle", a indiqué à l'AFP un vendeur d'actions parisien.

En Europe, les initiatives gouvernementales n'étaient pas davantage de nature à conforter les investisseurs. Faute d'un accord sur un fonds commun de soutien au secteur bancaire, plusieurs gouvernements ont préféré annoncer en ordre dispersé des garanties "illimitées" pour les dépôts des particuliers.

Ces annonces ne constituent pas "le moyen de ramener la confiance sur les marchés financiers", montrant au contraire "qu'un nouveau palier a été franchi dans la crise", expliquent les analystes de Natixis.

"Les marchés ont perdu toute confiance dans le système financier, et découvrent chaque matin que de nouvelles banques sont touchées", renchérit le vendeur d'actions parisien.

Après la cascade de défaillances annoncées la semaine dernière, les banques et compagnies d'assurances allemandes ont accordé dimanche une garantie de 15 milliards d'euros supplémentaires à Hypo Real Estate (HRE), tandis que la banque italienne UniCredit annonçait un plan anti-crise prévoyant une augmentation de capital de plus de 6 milliards d'euros.

Par ailleurs, la banque franco-belge Dexia, partiellement nationalisée la semaine dernière, a vu son titre dégringoler (-20,29% à 6,81 euros), victime des incertitudes sur son avenir, après l'annonce de la prise de contrôle par BNP Paribas du bancassureur en difficulté Fortis en Belgique et au Luxembourg.

Crédit Agricole a perdu 10,04% à 13,84 euros, Société Générale 11,83% à 60,52 euros, Natixis 16,04% à 2,25 euros et Axa 13,10% à 20,07 euros.

BNP Paribas, qui vient de prendre de contrôle de Fortis en Belgique et au Luxembourg, n'a cédé que 5,39% à 67,50 euros.

Les pétrolières et parapétrolières ont souffert du nouveau repli des cours du brut: Total a abandonné 8,91% à 38,85 euros, Vallourec 16,07% à 112,49 euros, Bourbon 12,79% à 25,84 euros et CGG Veritas 15,56% à 16,60 euros.

Dans les hautes technologies, Capgemini a perdu 12,77% à 29,00 euros et Dassault Systèmes 12,26% à 33,14 euros.



Chute historique des bourses

Publié le 06/10/2008 à 12:00 par commerceinternational
Chute historique des bourses
AFP - lundi 6 octobre 2008, 17h41
La crise financière s'aggrave en Europe, chute historique des Bourses


L'inquiétude croissante sur la situation des banques européennes a provoqué lundi une chute historique des marchés boursiers ainsi qu'une baisse spectaculaire de l'euro, tandis que les gouvernements de l'Union ne parvenaient pas à s'accorder sur une réponse commune à la crise.

Les principaux indices boursiers européens ont terminé la séance sur des baisses considérables: plus de 9% à Paris et à Amsterdam, près de 10% à Lisbonne et Dublin.

La baisse a été juste un peu moins forte à Madrid (-6,06%), Zurich (-6,12%), Bruxelles (-6,87%), Francfort (-7,7%), Londres (-7,85%) et Milan (-8,24%).

Plus tôt dans la journée, les marchés d'Asie-Pacifique et de la région du Golfe avaient également connu une nouvelle journée noire.

Wall Street, très attentif à la situation en Europe, perdait environ 5% vers 16H30 GMT.

Signe que la crise se concentre sur l'Europe, l'euro a de nouveau chuté, à 1,35 dollar en fin de journée, contre près de 1,38 dollar vendredi soir.

Les investisseurs craignent que la crise ne fasse de nouvelles victimes parmi les banques européennes tandis que les gouvernements ont encore tenté de rassurer les épargnants.

Plusieurs gouvernements européens ont annoncé des mesures de garantie des dépôts, à l'instar de l'Irlande.

La plus spectaculaire est venue d'Allemagne où la chancelière Angela Merkel a annoncé dimanche la couverture par l'Etat de toute l'épargne des ménages, soit plus de 1.600 milliards d'euros. L'Islande a pris la même mesure.

Au-delà des initiatives nationales, les Européens ont continué de débattre de la manière de répondre à la crise au niveau de l'Union après la réunion samedi à Paris d'un G4 entre dirigeants allemand, britannique, français et italien qui n'est pas allé au-delà des déclarations d'intention.

Les ministres des Finances des quinze pays de la zone euro se sont retrouvé lundi à Luxembourg pour leur réunion mensuelle. La réunion s'élargira aux 27 ministres de l'UE mardi.

A Paris, le président français Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'UE, a assuré que "les gouvernements des 27 pays de l'UE" sont "unis, solidaires et déterminés" face à la crise et que "chacun d'entre (eux) prendra toutes mesures nécessaires pour assurer la stabilité du système financier".

Mais les divergences restent fortes, notamment autour de l'idée d'un fonds commun européen pour aider les banques en dificultés.

"Je ne pense pas que nous arriverons à quoi que ce soit qui s'approche d'un consensus sur un fonds européen", a dit le ministre néerlandais des Finances, Wouter Bos, à son arivé à Luxembourg.

L'idée, relancée par les Italiens et soutenue par la présidence française de l'Union européenne, a été torpillée par l'Allemagne et la Grande-Bretagne, qui privilégient des solutions nationales.

Après Londres, qui a nationalisé deux banques, Berlin a dû monter au créneau dimanche pour organiser un deuxième plan de sauvetage de la banque immobilière Hypo Real Estate. Mais cela n'a pas suffi à rassurer les investisseurs et le cours de la banque a chuté de 37%.

Elle aussi sauvée une première fois avec l'aide gouvernementale de Paris et Bruxelles, la banque franco-belge Dexia suscitait de nouveau l'inquiétude. Son action a perdu 20%.

La crise provoque une recomposition du secteur bancaire avec la reprise annoncée des activités en Belgique et au Luxembourg du bancassureur Fortis par la banque française BNP Paribas. Conséquence inédite de cette opération: l'Etat belge sera le premier actionnaire du groupe français, avec près de 12% du capital.

En France, les groupes Caisse d'Epargne et Banque Populaire ont affirmé envisager un rapprochement.

Source de toutes les difficultés, le marché interbancaire continuait d'être totalement bloqué et les taux continuaient d'augmenter. L'Euribor à trois mois, l'un des taux de référence, atteignait de nouveau un niveau historique pour le septième jour consécutif à 5,345%.

La Banque centrale européenne (BCE) a continué lundi ses opérations de soutien au marché en annonçant un nouvel appel d'offres de 50 milliards de dollars.

La Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé qu'elle allait augmenter la ligne de refinancement accordée aux banques à travers un système d'enchères, de 300 milliards de dollars au total en octobre et novembre.

http://www.trends.be/fr/economie/politique-economique/12-1635-46321/les-bourses-devissent-a-cause-de-la-crise---que-font-les-etats--.html

Inflation et Europe

Publié le 01/05/2008 à 12:00 par commerceinternational
Inflation et Europe
Voila quelques commentaires sur les avantages et les inconvénients de l’inflation et éventuellemnt leur applications à l'Europe.

Je commencerai par les inconvénients qui sont bien sûr la hausse des prix. Le but de toute politique économique est la stabilité des prix. Pourquoi ? Parce que la stabilité des prix favorise le commerce. La stabilité des prix est un élément majeur du carré magique.
N’oubliez pas que les classiques ignorent totalement la monnaie. Pour eux elle est donc un outil d’échange neutre, donc pas d’inflation… Sa masse et sa valeur doivent être égales à la richesse du pays en valeur d’échange. Ceci pourrait se qualifier d’orthodoxie économie.
Pendant la crise de 29, grâce à Keynes , on s’est rendu compte que l’on pouvait « jouer » avec la monnaie et en injecter pour relancer l’économie comme on relance une pompe à eau. Cette constatation a été exploitée jusqu’à récemment avec toutes les politiques de relance. Le seul problème (et aussi sa limite) de cette politique, est bien sûr la contrainte extérieure car en injectant de la monnaie on relance les importation en économie ouverte…

Alors où est l’argument quand certains affirment que un peu d’inflation favorise l’économie, le plein emploi ou la consommation ?
Lorsqu’il y a un peu d’inflation, c'est-à-dire que les prix augmentent, les consommateurs n’ont pas intérêt à faire des économies (épargne) pourquoi parce que le pouvoir d’achat des sommes qu’ils ont en banque diminue avec l’inflation. Exemple si vous avez 10 000 € en banque avec une inflation de 3 % dans 10 ans en valeur et en pouvoir d’achat équivalent d’aujourd’hui vous n’aurez plus que 7 000 € (même si le montant sur votre compte est toujours 10 000 €)
Inciter les consommateurs à consommer est économiquement une « bonne » chose. Plus les gens consomment plus la vitesse de rotation de la monnaie est importante et plus l’économie tourne… Un peu d’inflation dans ce cas est « bénéfique » à l’économie.
De même les entreprises et les emprunteurs ont intérêt à emprunter de l’argent, parce que les dettes diminuent en valeur absolue avec l’inflation. Si vous emprunter 100 000 €, avec par exemple une inflation de 4 %, tous les ans la somme restant due à rembourser en valeur relative, diminue parce qu’elle perd 4% de sa valeur… Les entreprises peuvent donc emprunter pour développer leurs activités ou financer leur fonds de roulement quand le besoin en fond de roulement augmente.
Dans ce cas comme dans le précédent un peu d’inflation se révèle intéressante pour l’économie.

Au niveau de la France le problème ne se pose pas ainsi (à part la contrainte budgétaire, d'ailleurs imposée...), puisque la France fait partie de la zone euro. Le problème se situe au niveau de la BCE et de ses taux directeurs d’intérêt. Pourquoi la BCE a-t-elle peur de baisser ses taux directeurs? Parce que, lorsque l’on baisse ainsi les taux directeurs, on incite à la création monétaire et donc à l’inflation. (Ici le raisonnement est un peu simplifié pour la compréhension). Alors pourquoi la BCE a-t-elle peur de l’inflation ? Probablement pour des raisons de politique européenne car la construction de l’Europe, qui est une démocratie, se fait normalement avec la volonté des citoyens. Beaucoup d’européens se plaignent actuellement de la baisse du pouvoir d’achat. Une partie de l’opinion minoritaire pour l’instant, accuse la construction européenne et notamment la monnaie unique, d’être la cause de cette baisse du pouvoir d’achat. La BCE ne peut pas prendre le risque d’augmenter encore l’inflation et de créer peut-être un jour une opinion majoritairement contraire à la poursuite de l’intégration européenne.
Alors vous allez me dire, mais les bénéfices d’un peu d’inflation, ne sont pas réalisables en Europe. Peut-être mais ce n’est pas sûr, car rien n’est jamais sûr en économie, et les dirigeants de l’Union Européenne ne sont pas prêts à assumer ce risque.
Ce qui pourrait confirmer cette thèse ceux sont les performances du Royaume Uni qui sont bonnes comparées à celles de l’Europe. C’est vrai qu’en dehors de la zone euro, le Royaume Uni est beaucoup plus libre de sa politique que la France, (par exemple en ce qui concerne les déficits budgétaires).
Quand aux USA, qui sont à l’origine de la crise actuelle, le fait que le Dollar soit monnaie de réserve les met dans une situation particulière. Ils ont cette capacité extraordinaire d’exporter avec le déficit de leur balance, une partie de l’effet inflationiste de leur création monétaire, beaucoup moins rigoureuse que celle de l’Europe. (Taux directeurs plus bas, prêts faciles)

Vous avez compris que les enjeux sont très différenciés dans le temps. La construction européenne est une nécessité à moyen et long terme, face au dollar monnaie de réserve actuelle, et face au très grand marché que sera la Chine de demain. Cependant ces enjeux manquent de visibilité pour le citoyen européen en raison de la complexité des mécanismes économiques. Pour l’instant, le consommateur de base ne voit que la baisse de pouvoir d’achat de son porte monnaie ! C’est d’ailleurs la grande préoccupation des Français. Le problème réside dans le fait que les politiques économique ne sont pas du même ordre que les « coups de baquette magique » ou la « croyance au Père Noël », et que les objectifs relèvent aussi de la stratégie pure, fonctionnelle et opérationnelle, tout ceci s’échelonnant dans le temps avec des répercutions chronologiques qui rendent la visibilité quasiment impossible au non spécialiste ! De surcroit les conseilleurs ne sont pas non plus les payeurs…


Emmanuel de Godoy

article en cours

Publié le 02/03/2008 à 12:00 par commerceinternational
Article en cours

L'euro s'envole

Publié le 27/02/2008 à 12:00 par economiedroit
L'euro s'envole
L'euro s'envole ... et dépass[SIZE=14]e la barre symbolique du 1, 5 $

AFP - mercredi 27 février 2008, 17h56

L'euro s'envole vers de nouveaux records à plus de 1,51 dollar

L'euro était installé au-dessus du seuil de 1,50 dollar mercredi, après un nouveau record à 1,5144 dollar, face à un billet vert miné par les perspectives de croissance en berne aux Etats-Unis et la politique baissière de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur ses taux.

La monnaie unique européenne est montée jusqu'à 1,5144 dollar vers 16H20 GMT.

L'euro avait franchi mardi pour la première fois depuis son lancement en 1999 la barre symbolique de 1,50 dollar, effaçant un record historique datant du 23 novembre, à 1,4967 dollar.

Vers 17H00 GMT (18H00 à Paris), un euro valait 1,5135 dollar contre 1,4979 dollar mardi vers 22H00 GMT.

La monnaie unique européenne regagnait du terrain face au yen, à 160,99 yens contre 160,60 yens la veille au soir.

La devise américaine baissait aussi face à la monnaie nippone à 106,41 yens contre 107,24 yens mardi.

Plombé par un flot continu d'indicateurs médiocres et la perspective d'une nouvelle baisse des taux de la Fed, le dollar enchaîne depuis plusieurs mois les plus bas face à l'euro qui bénéficie, pour sa part, de l'inflexibilité de la Banque centrale européenne (BCE).

L'Allemand Axel Weber, membre de la BCE, a d'ailleurs refroidi mercredi les attentes des marchés qui misaient sur une baisse des taux directeurs de la zone euro dans les mois à venir, en affirmant qu'ils sous-estimaient les risques inflationnistes.

Mardi, l'euro avait par ailleurs été dopé par un indicateur clé de la santé de l'économie allemande, le baromètre Ifo, qui était ressorti meilleur que prévu en janvier.

Le dollar a continué quant à lui sa descente mercredi après-midi, après que le président de la Fed, Ben Bernanke, eut laissé entendre que la Fed pourrait continuer de baisser ses taux.

La faiblesse du dollar a un effet inflationniste, a reconnu M. Bernanke, faisant référence à l'inflation importée qui touche les produits achetés dans des monnaies plus fortes que le dollar.

Mais M. Bernanke a toutefois assuré que la banque centrale n'avait pas en tête de valeur idéale pour le billet vert sur la cote de confiance duquel il s'est montré serein, affirmant qu'"il n'y a pas beaucoup de signes montrant que les investisseurs ou les détenteurs de devises étrangères se soient sérieusement détournés du dollar pour le moment".

"Il n'y a rien dans son discours qui suggère que la Fed ne procède pas à la baisse, largement anticipée, de 0,5% à la mi-mars" a résumé Paul Ashworth de Capital Economics.

La Fed avait déjà baissé son principal taux directeur de 1,25 point de pourcentage en janvier, faisant passer le loyer du billet vert sous celui de l'euro (avec des taux à 4% en zone euro et 3% aux Etats-Unis).

La livre sterling était en hausse face au dollar, à 1,9920 dollar, en baisse face à l'euro, à 0,7597 livre pour un euro.

Le franc suisse gagnait du terrain face à la monnaie européenne, à 1,6096 franc pour un euro, comme face au billet vert, à 1,0640 franc pour un dollar.

L'once d'or cotait 959,50 dollars au fixing du soir contre 937,75 dollars la veille, après avoir battu un nouveau record à 964,99 l'once.

Le yuan chinois a clôturé en baisse à 7,1420 yuans pour un dollar, contre 7,1580 yuans lundi.

L'enquête sur la Société générale prend une nouvelle tournure

Publié le 30/01/2008 à 12:00 par commerceinternational
L'enquête sur la Société générale prend une nouvelle tournure
Un trader peut être pas si coupable que cela...

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mardi 29 janvier 2008, 18h17
L'enquête sur la Société générale prend une nouvelle tournure

Reuters
par Thierry Lévêque

PARIS (Reuters) - La remise en liberté de Jérôme Kerviel et l'abandon de l'incrimination d'escroquerie ouvrent de nouvelles perspectives à l'enquête judiciaire visant la perte de 4,9 milliards d'euros que la Société générale impute à son trader.

Le jeune homme devrait être convoqué rapidement par les juges d'instruction Renaud Van Ruymbeke et Françoise Desset pour un interrogatoire complet sur les faits qualifiés de "faux et usage de faux, abus de confiance, introduction dans un système automatisé de données".

Le jeune homme se tient à l'écart de la presse, dit son avocate. "Il était conscient du risque qui pesait sur ses épaules et était très ému (quand il a appris sa remise en liberté-NDLR). Il est complètement écrasé par la médiatisation de cette affaire", a dit mardi à des journalistes Me Elisabeth Meyer, son avocate.

Des auditions beaucoup plus larges dans la banque sont jugées "inévitables" par une source judiciaire. La Société générale s'est constituée partie civile mardi dans l'instruction, a dit son avocat Jean Veil.

L'appel sur la remise en liberté du trader déposé par le parquet devrait être examiné dans un délai de quinze jours à un mois par la chambre de l'instruction, dit-on au parquet général de Paris. Le suspect a dû remettre son passeport.

Le procureur Jean-Claude Marin, qui disait vouloir éviter une fuite, des pressions et "protéger" le jeune homme d'un accès de désespoir, n'a pas jugé utile de recourir à la procédure de référé, qui aurait permis un examen en quelques jours.

"Cette décision de remise en liberté n'est pas illégitime, Jérôme Kerviel s'étant présenté spontanément aux policiers et ne fuyant pas ses responsabilités", a déclaré à Reuters un haut magistrat ayant requis l'anonymat.

Le magistrat n'a pas en revanche fait appel du refus du juge Van Ruymbeke de retenir la "tentative d'escroquerie" et "l'abus de confiance aggravé "que l'accusation souhaitait imputer au trader, un abandon de charges jugé symboliquement comme juridiquement important dans les milieux judiciaires.

En effet, l'abus de confiance aggravé est passible de sept ans de prison et la tentative d'escroquerie de cinq ans de prison. L'abus de confiance simple étant finalement retenu, Jérôme Kerviel n'encourt plus que trois ans de prison et 375.000 euros d'amende au maximum.

Symboliquement, l'aspect prétendument crapuleux de l'affaire, mis en avant par la Société générale qui parle depuis la révélation des faits de "fraude", disparait.

CONTRE-ATTAQUE

Les avocats de Jérôme Kerviel ont lancé la contre-attaque, dénonçant en marge de l'audition de leur client une "chasse à l'homme" lancée selon eux par la banque.

Ils estiment que la Société générale a cherché à masquer ses responsabilités dans l'affaire. Jérôme Kerviel a expliqué aux policiers que d'autres traders avaient la même pratique que la sienne, dépasser les engagements autorisés en théorie et prise de risques en principe illicite dans l'espoir de réaliser des gains extraordinaires.

Le trader n'a cependant livré aucun nom de collègue aux enquêteurs mais simplement fait état d'une pratique générale, précise-t-on de source judiciaire. Son affirmation est jugée plausible par un haut magistrat proche du dossier.

"Il l'explique alors qu'il ne cherche pas à fuir ses propres responsabilités, et le métier de trader est fait de flair et d'hyperréactivité", a dit ce magistrat à Reuters.

Jérôme Kerviel assure que la direction de la banque fermait les yeux sur ces pratiques. Il explique d'ailleurs avoir procédé de la sorte depuis novembre 2005.

Il a aussi fait état d'une prime exceptionnelle de 300.000 euros que lui avait promis la direction pour récompenser ses résultats de 2007, qu'il avait pourtant lui-même sous-évalués.

Les positions prises illicitement par le trader étaient en effet créditrices au 31 décembre 2007 de 1,4 milliards d'euros, comme l'a dit lundi le procureur.

Mais Jérôme Kerviel, fait extraordinaire, avait dû les dissimuler par des annulations fictives pour qu'elles redescendent à une apparence plus plausible de 55 millions d'euros, afin de ne pas encourir la critique sur son action.

Par ailleurs, les avocats soulignent que c'est la banque qui a provoqué la perte de 4,9 milliards d'euros en liquidant entre le 21 et le 23 janvier, en plein "krach" boursier mondial, les positions prises pour un montant astronomique de 50 milliards d'euros. Le dossier judiciaire montre que ces positions étaient encore potentiellement bénéficiaires le 18 janvier.

Des capitaux trop capiteux?

Publié le 26/01/2008 à 12:00 par commerceinternational
Des capitaux trop capiteux?
Monsieur de Talleyrand* a dit "Il ya trois savoirs: le savoir proprement dit, le savoir faire et le savoir vivre; les deux derniers dispensant trés bien du premier"
Voilà ce que cela donne lorsqu'il n'y en a plus qu'un, le savoir faire...

* Evèque sous louis XVI, ministre plusieurs fois sous la Révolution, ministre sous l'Empire et ministre sous la Restauration...
Louis XVIII sous la Restauration lui a dit un jour " Monsieur de Talleyrand vous êtes de la merde dans un bas de soie!"

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Reuter
24 janvier 2008 : coup de tonnerre dans l'univers des traders français… Jérôme Kerviel, jeune courtier de 31 ans à la Société Générale, a réussi à détourner 5 milliards d'euros au nez et à la barbe de sa hiérarchie. Comment un seul homme est-il parvenu à déjouer tous les systèmes de contrôle de risque de la banque ? C'est une des questions à laquelle devra répondre le président de la banque Daniel Bouton. Ce dernier s'apprêtait à annoncer à ses actionnaires un bénéfice net de 5,5 milliards d'euros pour 2007 quand la nouvelle est tombée…


EN MOINS de vingt-quatre heures, cet illustre inconnu a acquis une notoriété dont il se serait bien passé et des surnoms dignes des plus invraisemblables fictions : « L'homme qui valait 5 milliards » ou « Le trader qui a fait sauter la banque ». Jérôme Kerviel, 31 ans, courtier à la Société générale, ne ressemble pourtant pas à un gros braqueur mais plutôt à un sage étudiant d'école de commerce. Cheveux bruns coupés court, regard légèrement tourmenté, physique passe-partout, ce diplômé d'une licence en finances à l'université de Nantes et d'un mastère dans cette même discipline à Lyon souffrait d'une timidité maladive. « C'était un introverti plutôt mal dans sa peau », évoque un employé de la banque. Ses proches ne lui connaissaient qu'une passion vivace pour la voile et pour le judo, qu'il avait pratiqué pendant huit ans avant d'entraîner de jeunes initiés sur les tatamis. Sur sa vie privée, il ne s'épanchait guère. Un père disparu il y a quelques années et une petite amie qui l'avait congédié ont assombri encore un peu plus son caractère taciturne.

« Il était cyclothymique mais plutôt serviable »

Depuis 2000, Jérôme Kerviel quittait son domicile de Neuilly pour rejoindre la Société générale, située à deux pas de là à La Défense. Dans cette banque, il fut d'abord employé dans le « middle office », un bureau où il surveillait les procédures de contrôle des transactions. « Il était cyclothymique mais plutôt serviable. Il s'occupait de la gestion des risques », se souvient un trader. Kerviel apprend vite. Sur son écran défilent les codes de sécurité, les systèmes d'alerte, les failles des pare-feu. « JK », comme certains le surnommaient, a accès au disque dur de la sécurité de la Société générale. L'expérience de l'apprenti courtier s'étoffe à cette époque. Sur son CV, que nous nous sommes procuré, on peut d'ailleurs lire ces nouvelles compétences qu'il met en avant : maîtrise des outils de développement, analyse de l'évaluation des risques. Encore « junior » dans l'entreprise, « JK » veut passer dans la cour des grands : « le front office », l'endroit où l'on joue en Bourse, où l'on « prend des positions » sur des indices de contrats à termes. Un jargon qui n'a plus aucun mystère pour ce jeune banquier qui arpente dès 2005 dans un costume trois pièces impeccable la salle des marchés à La Défense.

« Ce n'était pas un frimeur. Il était plutôt beau mec, façon Tom Cruise »

Kerviel contraste avec les yuppies s'exaltant devant la courbe de la Bourse. « Ce n'était pas un frimeur. Il était plutôt beau mec, façon Tom Cruise. Je le trouvais assez lèche-bottes avec sa hiérarchie, se remémore une collègue, en fait il n'avait pas le bagage pour faire du trading. »

Le jeune courtier affiche un salaire conséquent d'un peu plus de 100 000 € annuels. Mais dans le milieu dans lequel il évolue, il fait pâle figure face à certains « petits Mozart de la Bourse ». D'ailleurs sa prime pour l'année 2006 ne dépasse pas les 1 500 €. Une misère dans la profession.

Kerviel n'a peut-être pas le génie de la finance mais n'a jamais oublié ces premières années dans « le coeur nucléaire » de la Société générale. Il connaît tous les secrets des procédures de contrôle et sait donc parfaitement les déjouer. Faute de talent, le médiocre courtier se met alors à tricher. Dès 2006, il mise à la hausse ou à la baisse sur des valeurs au mépris des règles de sécurité édictées par son employeur. Pour dissimuler ses activités illicites, il va jusqu'à créer des opérations fictives qui lui permettent de cacher ses énormes pertes. Au 31 décembre dernier, ses comptes professionnels présentent un bénéfice mirobolant de 1,5 milliard d'euros. Le transparent Kerviel savoure sa flamboyante revanche. Mais pour quelques jours seulement... Samedi dernier, un contrôle de la Société générale révèle une incohérence dans une transaction. Le donneur d'ordre est identifié. L'ennemi vient de l'intérieur. Un certain Jérôme Kerviel. Le jeune homme, interrogé toute la nuit par les services antifraude de la banque, perd de sa superbe. Il révèle l'ampleur du désastre. Près de 5 milliards d'euros dilapidés en quelques mois au nez de sa hiérarchie. Le hold-up du siècle.

Les enquêteurs de la brigade financière saisis dans cette enquête devront déterminer s'il a bénéficié de complicités. Et surtout, si le fraudeur n'a fait que perdre de l'argent en raison de mauvais placements ou s'il est coupable de détournements de fonds à son propre bénéfice.

Au siège de la Société générale, on aimerait gommer le passage calamiteux de Jérôme Kerviel. D'ailleurs, son nom a déjà été rayé de l'annuaire professionnel. Le jeune homme qui rêvait de brasser des liasses de dollars se tient maintenant à la disposition de la justice. Il s'est entretenu hier avec son avocate, Elisabeth Meyer. Sur le répondeur du portable de Jérôme Kerviel, une voix douce et réservée répète le même message : « Je ne suis pas disponible pour le moment. »


PARIS (Reuters) - Deux parquets, Nanterre et Paris, sont en apparente concurrence pour traiter l'enquête judiciaire visant la fraude imputée par la Société générale à un trader unique et chiffrée à 4,9 milliards d'euros.

Selon deux sources judiciaires, l'arbitrage entre les deux parquets n'était pas encore rendu vendredi matin et les discussions devaient se poursuivre dans la journée.

La Société générale, qui a révélé la fraude mercredi, dit ne pas savoir où se trouve Jérôme Kerviel, le trader accusé des faits.

Me Elisabeth Meyer, avocate du jeune homme de 31 ans, mis à pied par la société, a déclaré à plusieurs médias qu'il n'était pas en fuite et se trouvait toujours en France, dans l'attente, dit-elle, d'une confirmation écrite de la banque.

Sur la boîte aux lettres de son logement de Neuilly, rue Michelis, le concierge a laissé un mot à l'intention des journalistes, a constaté un journaliste de Reuters.

"Journalistes, pour vous faciliter le travail : Kerviel inconnu dans la maison, appartement loué ou sous-loué à des locataires de type asiatique parlant anglais, ne le cherchez pas ici, il y a probablement longtemps qu'il a trouvé refuge ailleurs", lit-on sur le mot.

Le parquet de Paris, saisi le premier jeudi après-midi après la plainte contre "X" pour "abus de confiance, escroquerie, faux, usage de faux" d'un petit porteur de la banque, a confié aussitôt une enquête préliminaire de police à la brigade financière.

DEUX PLAINTES

Juste après, l'avocat et certains dirigeants de la Société générale se sont rendus personnellement voir le procureur de Nanterre (Hauts-de-Seine) Philippe Courroye pour déposer plainte à leur tour.

Cette seconde plainte vise nommément le trader accusé de la fraude, Jérôme Kerviel, et concerne des faits de "faux en écritures de banque, usage de faux en écritures de banque et intrusions informatiques".

Les dirigeants de la banque ont remis au procureur Courroye la photographie, le domicile et une série de documents liés à la fraude dont la Société générale se dit victime, a-t-on expliqué à Reuters au parquet de Nanterre.

Jérôme Kerviel habitant à Neuilly, les faits s'étant déroulés à la Défense et le siège administratif de la société étant aussi à la Défense, le parquet de Nanterre pense être territorialement compétent.

Cependant, le procureur de Paris a d'autres arguments pour se saisir de l'affaire, le siège social de la Société générale étant à Paris.

La capitale dispose par ailleurs avec le pôle financier d'une juridiction d'instruction spécialisée et particulièrement équipée en moyens humains et matériels pour les enquêtes sur les affaires financières importantes.

Les services du procureur de Paris ont précisé que le délit imputé à Jérôme Kerviel n'était pas automatiquement constitué. Le trader est payé pour acheter et vendre et le seul fait qu'il ait perdu, même des sommes importantes, ne le désigne pas comme coupable, estime-t-on.

Au pôle financier de Paris siège notamment la juge d'instruction Xavière Simeoni, qui a renvoyé en 2006 en correctionnelle la Société générale et son P-DG Daniel Bouton pour "blanchiment de capitaux" dans une autre affaire.

Le procès de cet autre dossier doit s'ouvrir le 4 février au Palais de justice de Paris.

Thierry Lévêque







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