Le déficit commercial se creuse à 3 milliards
Challenges.fr | 09.11.2007 | 11:42 |
En août, il n'était que de 2,7 milliards d'euros. En cause: un recul des exportations et une progression des importations.
(c) Reuters
Le déficit commercial de la France s'est creusé à 3,083 milliards d'euros en septembre, selon les chiffres des Douanes publiés vendredi 9 novembre. En août, ce déficit n'était que de 2,715 milliards (chiffre révisé).
Sur les neuf premiers mois de l'année, le déficit cumulé atteint 26,771 milliards d'euros, et 26,058 milliards en données corrigées des variations saisonnières.
L'an dernier à la même époque, il était de 20,436 milliards d'euros en données corrigées des variations saisonnières.
En cause: les exportations mensuelles ont reculé à 34,411 milliards d'euros, contre 34,510 milliards en août, alors que les importations ont progressé à 37,494 milliards d'euros, après 37,225 milliards le mois d'avant.
Le mois passé s'est aussi caractérisé par une hausse des exportations de biens d'équipements professionnels et une hausse des importations de biens de consommation courante.
Le déficit énergétique est ressorti à 3,825 milliards d'euros, quand il était de 3,302 milliards en août. De janvier à septembre, il ressort à 31,3 milliards.
En septembre, la France a vendu 22 Airbus, qui lui ont rapporté 1.186 millions d'euros (après 16 Airbus et 779 millions d'euros en juillet).
Samedi 15 septembre 2007
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COMMERCE EXTERIEUR -
Le déficit commercial excède 30 milliards d'euros en rythme annuel [ 12/09/07 ] -
Le commerce extérieur français s'enfonce un peu plus dans le rouge au fil des mois. En juillet, le déficit a atteint 3,3 milliards d'euros. Sur les douze derniers mois, il dépasse désormais les 30 milliards.
Le déficit du commerce extérieur français a enregistré une nouvelle dégradation en atteignant 3,304 milliards d'euros en juillet.
Comparaison n'est pas raison, mais le parallèle s'impose. Alors que Pékin a annoncé hier son deuxième plus fort excédent commercial mensuel (lire page 8), les Douanes françaises ont annoncé une nouvelle dégradation du déficit du commerce extérieur : celui-ci a atteint 3,304 milliards d'euros au mois de juillet, après 3,145 un mois plus tôt. Calculé sur les douze derniers mois, le déficit atteint le triste niveau record de 30,35 milliards d'euros. Pour autant, les experts des Douanes préfèrent parler de « stabilisation à haut niveau » en expliquant qu'après leur fort rebond de juin, les échanges n'ont progressé que « légèrement » en juillet.
Grands contrats militaires
De fait, les exportations mensuelles se stabilisent à près de 34 milliards d'euros (33,962 milliards d'euros en juillet, contre 33,894 milliards un mois plus tôt).
Les moindres ventes d'Airbus constatées en juillet (seuls 19 appareils ont été exportés pour un montant de 945 millions d'euros, au lieu de 27 avions un mois plus tôt, totalisant 1,4 milliard d'euros d'exportations) sont, en fait, en grande partie compensées par la bonne tenue des biens de consommation, des produits agroalimentaires et surtout du matériel militaire : ces dernières ventes progressent de plus de 200 millions d'euros en juillet, grâce à la concrétisation de plusieurs grands contrats. Hors Afrique et Asie, force est de constater que les ventes françaises demeurent mal orientées.
De leur côté, les importations progressent légèrement, passant à 37,266 milliards d'euros (37,039 milliards en juin). Mais cette hausse est essentiellement liée à la reprise des approvisionnements énergétiques. Et ne reflètent pas une meilleure tenue de la demande intérieure française.
Stabilité en Europe
« Les importations de pétrole brut s'amplifient sous l'effet conjugué de la poursuite de la hausse des prix et d'une forte augmentation des quantités acheminées », expliquent les Douanes. Tandis que, dans le même temps, « le montant des importations de produits raffinés se stabilise dans un contexte de tensions sur les prix ».
Par zones géographiques, la progression des importations françaises tient avant tout aux achats hors Union européenne. Sur le Vieux Continent en effet, les échanges restent stables.
CLAUDE FOUQUET
Samedi 15 septembre 2007
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COMMERCE EXTERIEUR -
La balance des paiements a dégagé un déficit de 2,2 milliards d'euros en juillet après un "trou" de 1,7 milliard en juin. Les investissements français à l'étranger restent à des niveaux élevés
Le déficit des comptes courants de la France s'est dégradé en juillet, à 2,2 milliards d'euros contre 1,7 milliard d'euros en juin (chiffre révisé), en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué la Banque de France. En mai, le déficit s'établissait à 2,5 milliards d'euros, rappelle la Banque de France (BdF).
Ce mouvement à la baisse entre juin et juillet s'explique essentiellement par la détérioration du solde des services, analyse la BdF. L'excédent se réduit en effet de 0,5 milliard, passant à 0,7 milliard en juillet contre 1,2 milliard en juin. Le solde des revenus enregistre un "léger fléchissement", avec un excédent de 2 milliards en juillet contre 2,2 milliards en juin. Le déficit des échanges de biens "évolue peu", s'établissant à 3,2 milliards d'euros (contre 3,3 milliards en juin).
Dans le compte financier, les investissements directs enregistrent des sorties nettes de 12,3 milliards d'euros, alors qu'elles étaient de 16,3 milliards d'euros le mois dernier. Les investissements français à l'étranger fléchissent quelque peu, à 19 milliards d'euros, après avoir enregistré leur "plus haut niveau mensuel depuis le début de la décennie" en juin à 25 milliards d'euros. Les opérations en capital social progressent de 1,3 milliard par rapport à juin, pour atteindre 12,3 milliards. De leur côté, les investissements directs étrangers en France enregistrent un nouveau repli à 7,2 milliards (contre 8,7 milliards en juin et 10,3 milliards en mai). Les investissements de portefeuille se traduisent par des entrées nettes de 6,6 milliards d'euros en juillet.
Par ailleurs, les opérations des résidents sur titres étrangers "sont quasiment équilibrées" (-1 milliard), leurs ventes nettes d'actions et titres d'OPCVM (11,3 milliards), compensant presque intégralement leurs achats d'obligations (11,1 milliards) et d'instruments du marché monétaire (1,2 milliards), constate la BdF. Les non-résidents, à l'inverse, acquièrent des actions et tires d'OPCVM français, pour 10,4 milliards d'euros, et cèdent des titres de dettes. Sur 12 mois, le solde des investissements de portefeuille s'établit à 35,6 milliards d'euros, contre -59,5 milliards en 2006, indique la Banque, attribuant ce retournement "pour l'essentiel au comportement des résidents". Les "autres investissements" se soldent en juillet par des entrées nettes de 20,4 milliards d'euros.
(Avec AFP)