Euro et banque centrale
Posté le 09.11.2007 par commerceinternational
L’euro bat un nouveau record ce matin. La BCE a décidé de maintenir son taux directeur à 4%.
AFP
L’euro se maintient au dessus de 1,47 et atteint un nouveau record à 1,4738 dollar pour un euro. La Banque centrale européenne a annoncé hier qu’elle maintenait sa politique monétaire, centrée sur la lutte contre l’inflation, avec un taux directeur à 4%. Cependant, comme l’a indiqué le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, la montée des prix à la consommation et des prix de l’énergie vont peser à nouveau sur l’inflation, ce qui semble présager une nouvelle augmentation des taux prochainement. Les analystes sont néanmoins partagés, eux égards aux propos réservés de Mr Trichet, et à l’appréciation de l’euro, qu’une nouvelle hausse des taux pourrait accentuer.
L’euro s’apprécie également face à la livre Sterling qui bat cependant un record vieux de 26 ans face au billet vert à 2,1131 dollars. La banque d’Angleterre maintient son taux directeur à 5,75%.
Cette nouvelle dépréciation du dollar fait suite aux propos du patron de la Fed, Ben Bernanke. Celui-ci a déclaré devant le Congrès américain que l’économie américaine devrait sensiblement ralentir au quatrième trimestre. Il anticipe notamment une croissance plus faible que prévue de la consommation. Ses déclarations ont manifestement pesé sur la monnaie américaine. Une nouvelle baisse du taux directeur de la Fed est même pressentie lors d’une réunion le 11 décembre prochain. Ce serait alors la troisième baisse consécutive du loyer du dollar, qui a été abaissé, en l’espace de deux mois, de 5,25 % à 4,5 %.
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Posté le 01.11.2007 par commerceinternational
(Maintenant vous êtes parfaitement capable de comprendre ce qui se passe...)
AFP - mercredi 31 octobre 2007, 22h43
L'euro dépasse pour la première fois 1,45 dollar après la décision de la Fed
La décision de la Réserve fédérale (Fed) d'abaisser une nouvelle fois son principal taux d'intérêt a donné un nouveau coup de fouet à l'euro, qui a dépassé pour la première fois le seuil de 1,45 dollar.
Vers 20H30 GMT, l'euro s'échangeait 1,4485 dollar, contre 1,4439 mardi vers 22H00 GMT.
Peu après la décision de la banque centrale américaine, la spirale haussière de la monnaie unique européenne, qui dure maintenant depuis plusieurs semaines, a connu un nouveau coup d'accélérateur et l'euro est monté jusqu'à 1,4504 dollar, un record absolu.
Alors qu'elle avait déjà baissé son principal taux d'intérêt directeur d'un demi-point en septembre, la Fed a décidé de le descendre encore d'un quart de point à 4,50%, soulignant les risques de ralentissement de l'économie face à l'intensification de la crise immobilière.
De cette manière, "elle a donné aux marchés financiers exactement ce qu'ils voulaient et rien de plus", a souligné Kathy Lien, analyste de DailyFX.com.
En effet, une telle décision avait été largement anticipée, mais "le sentiment baissier est tel que
les investisseurs continuent de vendre du dollar", a pointé Rafael Martorell, analyste de BNP Paribas.
Pour le dollar, un assouplissement monétaire s'avère de toute façon négatif car cela érode le rendement des capitaux libellés dans cette monnaie, et donc l'incitation à investir aux Etats-Unis. Elle diminue en conséquence la demande pour le billet vert.
Ce mouvement est d'autant plus fort qu'en Europe, la position de la banque centrale n'est pas la même que celle de son homologue. Début octobre, le taux directeur européen a été maintenu à 4% et par conséquent le différentiel entre les taux des deux côtés de l'Atlantique fond au détriment du dollar.
Dans le communiqué publié à l'issue de la réunion de son comité de politique monétaire, la Fed a noté que "la croissance économique a été solide au troisième trimestre" et que "les tensions sur les marchés financiers se sont quelque peu réduites".
Cependant, "le rythme de la croissance va sans doute ralentir à court terme, reflétant en partie l'intensification de la correction de l'immobilier résidentiel", a-t-elle ajouté, soulignant aussi que "des risques inflationnistes demeurent".
La banque centrale n'a pas clairement dit si elle en avait fini avec les baisses de taux, mais entre les lignes on peut lire ses réticences à aller plus loin, ce qui devrait plutôt freiner la chute du dollar.
Mais "même l'idée d'une pause en décembre ne soutient pas le dollar, car la plupart pense que la Fed recommencera à baisser ses taux au premier trimestre 2008", a souligné David Gilmore, analyste de Foreign Exchange Analytics.
"Le marché n'y croit pas et pense que la situation de l'économie est pire que ce que reconnaît la Fed", a-t-il ajouté.
La faiblesse du billet vert s'étend aussi face à d'autres devises que la monnaie unique européenne. Ainsi le dollar canadien a atteint la parité avec le dollar américain en septembre et est désormais à plus de 1,05 USD, des sommets depuis près de 48 ans.
Rien ne semble pour l'instant en mesure de freiner la descente de la devise américaine. "Dans les trois à six prochains mois, nous nous attendons à ce que l'euro monte au-dessus de 1,50 dollar", pronostique Kathy Lien.
Posté le 28.10.2007 par commerceinternational
Open Market
Le terme anglais Open Market Operations designe une des trois méthodes principales qu'utilisent les banques centrales pour effectuer leur politique monétaire, les deux autres étant le taux directeur ou taux cible faisant partie du systéme dit " la fourchette opérationelle", ainsi que le pourcentage de réserves obligatoires du système bancaire.
Quand la banque centrale veut réduire la « base monétaire », elle peut
- vendre des titres (généralement des emprunt d'État courts ou des bons du Trésor) aux banques ; cela se traduit par une augmentation marginale du loyer de l'argent et une réduction de la liquidité du système bancaire.
À l'inverse pour augmenter la circulation d'argent,
- la banque centrale achètera des titres appartenant aux banques, contre paiement auprès d'elle-même, ce qui implique l'entrée en circulation d'argent que les banques pourront prêter à leurs clients.
Ces opérations dites d'« Open Market » permettent des ajustements instantanés des taux d'intérêt, pour de courtes périodes, alors que les autres techniques de politique monétaire sont utilisées moins fréquemment.
Posté le 27.10.2007 par commerceinternational
Banques centrales
D'aprés un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
La banque centrale d'un État est une institution chargée par un pays (ou un ensemble de pays dans le cas de l'Eurozone) de superviser :
la création de monnaie par le système bancaire,
la politique monétaire,
et aussi le bon fonctionnement des banques au niveau de leur solvabilité et du respect des réglementations.
Cette institution peut être indépendante comme la Banque centrale européenne (BCE) ou liée (de loin en général, pour garder sa crédibilité) aux autorités publiques comme la Réserve Fédérale américaine (la Fed).
Concernant la politique monétaire, il s'agit dans la plupart des cas de la lutte contre l'inflation afin de garantir la valeur de la monnaie (c'est ainsi l'objectif statutaire de la BCE). Généralement, la banque centrale s'est fixé un niveau d'inflation à ne pas dépasser (par exemple 2% pour la BCE): pour cela, elle dispose de plusieurs instruments lui permettant de faire varier la masse monétaire en circulation dans le pays et le coût des crédits accordés aux particuliers et entreprises.
L'instrument principal utilisé est généralement le taux directeur. Ce taux détermine le prix auquel les banques commerciales se refinancent auprès de la banque centrale.
La lutte contre l'inflation, même si elle donne une certaine confiance en évitant que la monnaie perde de sa valeur, n'est généralement pas totalement compatible avec d'autres objectifs, ce qui implique souvent des dilemmes et des choix difficiles. Exemples :
une inflation trop basse peut mener à la déflation (qui à son tour entraîne et fait perdurer une récession; c'est le cas du Japon à partir des années 1990);
un taux d'intérêts élevé, même s'il fait baisser l'inflation, augmente les dépenses des budgets : l'État doit accorder une plus grande part au paiement de la dette, car la dette gonfle plus rapidement. Cela incite toutefois les États à une plus grande discipline budgétaire, et décourage un endettement excessif reporté sur les générations futures.
Sommaire
1 Actions des banques centrales
2 Incidences d'une Banque centrale sur l'économie
3 Crédibilité d'une banque centrale
4 Les grandes banques centrales du monde
Actions des banques centrales
Les banques centrales implémentent la politique monétaire au moyen de différents éléments :
la fixation des taux directeurs
la fixation des niveaux de réserves obligatoires
les opérations d'open market
les interventions sur le marché des changes
Incidences d'une Banque centrale sur l'économie
Le taux d'intérêt du marché de refinancement au jour le jour des banques commerciales est dirigé par la Banque Centrale. D'où son nom de taux directeur.
Lorsque le taux d'intérêt baisse, les agents économiques empruntent davantage pour acheter, ce qui provoque une hausse de la demande et donc une tendance à la hausse des prix. Inversement, lorsque le taux d'intérêt monte, les agents économiques empruntent moins, donc achètent moins, et il existe une tendance à la baisse des prix.
La modification du taux directeur est le principal moyen d'une Banque Centrale pour agir sur l'économie. Le schéma classique représentant la loi de l'offre et de la demande enseigne que lorsque la demande augmente, les prix montent, et lorsque la demande baisse, les prix baissent. C'est sur ce schéma simple que se fonde l'action de la Banque Centrale.
La Banque Centrale utilise cette observation macro-économique afin que la monnaie conserve une valeur stable, un "pouvoir d'achat" stable. Ce pouvoir d'achat est évalué par un indice des prix. Ainsi, lorsque les prix montent ou risquent de monter, la Banque Centrale augmente le taux d'intérêt. Cela tend à réduire le volume du crédit, donc la demande de produits et services, ce qui ralentit cette hausse des prix. Inversement, lorsque les prix ont tendance à baisser, la Banque Centrale baisse le taux d'intérêt, ce qui augmente la demande, ce qui tend à une hausse des prix.
Crédibilité d'une banque centrale
L'inflation est déterminée concrètement par le comportement des agents (choix des prix de vente par les entreprises, comportement d'achat et d'épargne des ménages, marchés financiers, etc.). Ces agents déterminent leur comportement en fonction de leurs anticipations d'inflation future. Dès lors, il est essentiel pour la banque centrale que ces agents croient en sa capacité à atteindre ses objectifs d'inflation pour que ceux-ci se réalisent. La crédibilité d'une banque centrale met des années, parfois des décennies, avant d'être obtenue. Elle est basée sur la croyance des agents économiques que la banque centrale saura faire face aux chocs économiques avec une politique monétaire appropriée.
Les grandes banques centrales du monde
États-Unis : la Réserve fédérale des États-Unis (gouverneur: Ben Bernanke, qui a succèdé à Alan Greenspan).
Zone euro : la Banque centrale européenne (gouverneur: Jean-Claude Trichet (fr), qui a succèdé à Wim Duisenberg (nl))
Royaume-Uni : la Banque d'Angleterre (Bank of England)
Suisse : la Banque nationale suisse (BNS)
Japon : la Banque du Japon (BoJ)
Mexique : la Banque du Mexique (Banco de México)
Brésil : la Banco Central do Brasil (BCB)
Canada : la Banque du Canada
Chine : la Banque populaire de Chine
Zone Franc:
Afrique centrale : BEAC Banque des États de l'Afrique centrale
Afrique de l'ouest : BCEAO Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest
Les banques centrales sont regroupées au sein de la BRI, Banque des Règlements Internationaux (en anglais BIS, Bank for International Settlements) qui est « la banque centrale des banques centrales » et qui est, notamment, à l'origine des accords de Bâle.
Posté le 21.09.2007 par commerceinternational
à la une LONDRES (AFP) - 21/09/07 09:11
L'euro poursuit son ascension au-delà de 1,41 dollar pour un euro.
L 'euro a franchi vendredi pour la première fois de son histoire le niveau de 1,41 dollar sur le marché des changes, toujours poussé par l'annonce en début de semaine d'une baisse des taux d'intérêts aux Etats-Unis, qui a rendu la devise américaine moins attractive.
Après avoir franchi jeudi le seuil de 1,40 dollar puis frôlé le même jour la barre des 1,41 USD, l'euro a établi vendredi un nouveau record historique de 1,4120 dollar pour un euro vers 06H35 GMT.
Vers 06H55 GMT (07H55 à Londres), un euro valait 1,4105 dollar, contre 1,4065 USD la veille à 21H00 GMT.
Le recul du dollar par rapport à l'euro et aux principales devises, a été favorisé par les propos tenus jeudi devant le Congrès des Etats-Unis par le gouverneur de la Réserve fédérale (Fed), Ben Bernanke, ont estimé des courtiers.
Le chef de la banque centrale américaine a reconnu que les conséquences de la crise financière causée par le secteur des crédits immobiliers à risque aux Etats-Unis dépassaient "les prévisions les plus pessimistes", justifiant a posteriori la baisse des taux de la Fed décidée mardi.
La Fed avait ce jour là réduit d'un demi-point de pourcentage, à 4,75%, son principal taux d'intérêt directeur.
Cette diminution des taux d'intérêt américains, destinée à limiter les effets de la crise des prêts immobiliers à risque ("subprimes"), a soulagé les marchés boursiers, mais a pesé a contrario sur le billet vert, en rendant moins rémunérateurs les placements effectués en dollars par rapport à ceux effectués dans les autres grandes devises.
D'autant plus que les opérateurs parient sur une poursuite dans les mois qui viennent du cycle de remontée des taux d'intérêt de la Banque centrale européenne (BCE), actuellement fixés à 4%, ce qui incite les épargnants à investir dans la monnaie unique.
Posté le 20.09.2007 par commerceinternational
à la une LONDRES (AFP) - 20/09/07 10:25
L'euro a atteint un nouveau record historique à 1,4017 dollar pour un euro
L 'euro a atteint jeudi le record historique de 1,4017 dollar pour un euro dans la foulée de la baisse du principal taux directeur de la Fed mardi, tandis que le marché attend les déclarations des plus hauts responsables économiques américains dans la journée.
L'euro avait fait une pause relative mercredi après avoir bondi mardi à l'annonce de la baisse des taux américains à 4,75%, mais les analystes continuaient de penser que le seuil de 1,40 dollar était proche.
"L'inflation bénigne et la faiblesse continue de l'immobilier laissent envisager que la Fed maintiendra une tendance à la baisse en termes de politique monétaire, ce qui devrait accentuer encore la pression sur le dollar", a prédit Audrey Childe-Freeman, économiste à la CIBC.
Chez Lehman Brothers, on table sur des taux américains à 4% au printemps.
Jeudi, les auditions du président de la Réserve fédérale (Fed) américaine Ben Bernanke et du secrétaire américain au Trésor Henry Paulson devant le Congrès à 14H00 GMT devaient déterminer la suite de la tendance.
Posté le 18.09.2007 par commerceinternational
à la une WASHINGTON (AFP) - 18/09/07 21:28
La Fed baisse son principal taux directeur à 4,75%: euro, pétrole et Wall Street bondissent
L a Réserve fédérale américaine a abaissé de 0,50 point mardi son principal taux directeur à 4,75% et de 0,50 point également son taux d'escompte à 5,25%, invoquant une "augmentation de l'incertitude sur les perspectives économiques", liées aux turbulences sur les marchés financiers. Euro, pétrole et Wall Street ont aussitôt bondi.
La monnaie europénne a atteint un nouveau record historique à 1,3981 dollar pour un euro, de même que le baril de pétrole qui est monté à 82,16 dollars sur le marché new-yorkais.
Vers 18H55 GMT, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) bondissait de 1,92% (+256,87 points) à 13.660,29 points et l'indice composite du Nasdaq progressait de 2,12% (+54,64 points) à 2.636,30 points.
L'indice élargi Standard and Poor's 500 prenait, quant à lui, 2,24% (+33,04 points) à 1.509,69 points.
C'est la première fois que la Fed baisse son principal taux directeur, le "federal funds", depuis juin 2003. Cette décision, qui clôt un cycle de 17 hausses consécutives, est dans le haut de la fourchette des attentes des analystes.
"La croissance économique a été modérée au premier semestre", a indiqué la banque centrale mais "le resserrement des conditions de crédit a le potentiel d'intensifier la correction du marché immobilier et de réduire plus généralement la croissance économique", a ajouté la Fed, dans son communiqué.
"La décision d'aujourd'hui est conçue pour empêcher certaines conséquences négatives sur l'économie dans son ensemble qui pourraient autrement surgir des dysfonctionnements des marchés financiers et pour favoriser une croissance modérée sur la durée", a précisé la Fed.
Les turbulences observées sur les marchés ont en effet "accru les incertitudes pesant sur les perspectives économiques", a-t-elle souligné, en ouvrant la porte à d'éventuelles nouvelles baisses de taux dans l'avenir.
"Le comité continuera à évaluer ses effets, et ceux d'autres développements, sur les perspectives économiques et agira comme il convient pour favoriser la stabilité des prix et une croissance économique durable".
La banque centrale américaine s'est en revanche montrée rassurante sur l'inflation, indiquant que les statistiques s'était "améliorée modestement cette année", tout en soulignant que "des risques d'inflation demeurent".
"Le marché a eu tout ce qu'il désirait, désormais nous allons voir jusqu'où la Bourse va aller. Il est encore très tôt pour dire si cette tendance va se poursuivre et se maintenir. Ce qui est arrivé est une bonne nouvelle", a commenté Mace Blicksilver, analyste de Marble Asset Management.
Une baisse de taux est toujours très appréciée par les marchés boursiers car elle a le potentiel de doper les profits des entreprises et rend les actions plus attrayantes que les obligations.
Extrait AFP internet
Posté le 17.09.2007 par commerceinternational
Les critiques françaises irritent de plus en plus la BCE
Les critiques répétées de la France irritent de plus en plus la Banque centrale européenne (BCE), contrainte de défendre une indépendance qu'elle juge indispensable pour sa crédibilité en pleine période d'incertitudes liées à la crise financière.
Ce n'est la première fois que la BCE doit défendre son statut d'indépendance depuis sa naissance en 1999, mais la réaction à la énième critique du président français Nicolas Sarkozy ce week-end fut plus vive que d'ordinaire.
Il n'y a rien de nouveau dans les propos du chef de l'Etat, son impact sur le conseil des gouverneurs sera "nul". Axel Weber, président de la Bundesbank et membre influent de la BCE aura rarement été aussi sec.
Le locataire de l'Elysée, qui cherche depuis des mois à remettre en cause les prérogatives de la BCE, l'aurait cette fois indirectement accusé d'aider les spéculateurs en injectant massivement du cash sur les marchés monétaires en mal de crédit, tout en rendant la vie des entrepreneurs difficile en maintenant des taux directeurs qu'il juge trop élevés.
M. Sarkozy avait pourtant salué la décision prise début septembre par la BCE de s'abstenir de remonter ses taux comme prévu initialement. Il avait même jugé avoir favorisé le statu quo grâce à ses appels répétés en faveur d'un débat en matière de politique de taux, lui a rappelé le président de la BCE, le Français Jean-Claude Trichet.
"La BCE a déjà fait un geste inhabituel en revenant sur sa hausse de taux pré-annoncée. Pour elle, il est probablement très difficile de comprendre pourquoi sa politique monétaire continue d'attirer les foudres en ce moment, car elle a déjà fait preuve d'une grande flexibilité", argumente Holger Schmieding, spécialiste de la BCE à la Bank of America.
Depuis sa naissance, la BCE est l'objet de critiques, plus ou moins vives en fonction des périodes, souvent en provenance de la France ou encore de l'Italie. L'Allemagne reste le soutien le plus précieux de l'institution, dont l'indépendance est un héritage de la Bundesbank.
La jeunesse de la BCE la rend plus vulnérable aux critiques que ses homologues américaine et britannique. D'où sa tendance aussi à rejeter farouchement, voire de façon excessive selon certains observateurs, tous conseils n'émanant pas de ses services internes.
La volonté de l'institut de Francfort de se raccrocher au Traité de Maastricht, qui lui assigne le combat contre l'inflation comme principale mission, est souvent aussi attribuée au fait qu'il manque une véritable politique budgétaire fédérale et une intégration économique dans la zone euro.
La France a d'ailleurs redit à Porto, lors d'une réunion de l'Eurogroupe (ministre des Finances de la zone euro), qu'elle aurait du mal à remplir ses engagements de retour à l'équilibre de son budget en 2010.
Les salves de M. Sarkozy ont toutefois du bon : Jean-Claude Trichet et Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe taxé d'inertie par le président français, ont enterré la hache de guerre sur qui porte la responsabilité pour l'euro.
Les deux hommes "sont aujourd'hui unis comme ils ne l'ont jamais été. M. Sarkozy a levé les traditionnelles tensions entre la politique des finances et la politique monétaire", relève la Frankfurter Zeitung de lundi dans un éditorial.
Tant que Nicolas Sarkozy reste isolé, la BCE n'a pas à se faire trop de soucis. "Si elle venait à reprendre sa politique de remontée de taux, la position française trouverait des d'adhérents", souligne Holger Schmieding. Mais la crise financière et la grimpée de l'euro rendent tout nouveau geste à la hausse de la BCE hypothétique
D'aprés AFP internet
Posté le 17.09.2007 par commerceinternational
Les missions et les objectifs de la BCE
Le traité instituant la Communauté européenne définit les missions du SEBC et de l’Eurosystème, qui sont spécifiées dans les statuts du Système européen de banques centrales (SEBC) et de la Banque centrale européenne (BCE). Les statuts figurent dans un protocole annexé au traité.
Le texte du traité fait référence au « SEBC » plutôt qu’à l’« Eurosystème ». Il a été rédigé en partant du principe que l’ensemble des États membres de l’Union européenne (UE) adopteraient l’euro. C’est l’Eurosystème qui accomplit les missions conférées par le traité tant qu’il existe des pays ne faisant pas partie de la zone euro.
Les objectifs
« L’objectif principal du SEBC est de maintenir la stabilité des prix ».
Et : « Sans préjudice de l’objectif de stabilité des prix, le SEBC apporte son soutien aux politiques économiques générales dans la Communauté, en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de la Communauté, tels que définis à l’article 2 ». (article 105, paragraphe 1, du traité)
La Communauté se donne pour objectifs d’obtenir un niveau d’emploi élevé et une croissance durable et non inflationniste (article 2 du traité sur l’Union européenne).
Les missions fondamentales
En vertu de l’article 105, paragraphe 2, du traité instituant la Communauté européenne, les missions fondamentales consistent à :
définir et mettre en œuvre la politique monétaire de la zone euro ;
conduire les opérations de change ;
détenir et gérer les réserves officielles de change des pays de la zone euro (voir gestion du portefeuille) ;
promouvoir le bon fonctionnement des systèmes de paiement.
Les autres missions
Billets de banque : la BCE est seule habilitée à autoriser l’émission de billets de banque dans la zone euro.
Statistiques : assistée par les banques centrales nationales (BCN), la BCE collecte les informations statistiques nécessaires à l’accomplissement des missions du SEBC, soit auprès des autorités nationales compétentes, soit directement auprès des agents économiques.
Stabilité du système financier et surveillance bancaire : l’Eurosystème contribue à la bonne conduite des politiques menées par les autorités compétentes en ce qui concerne le contrôle prudentiel des établissements de crédit et la stabilité du système financier.
Coopération européenne et internationale : la BCE entretient des relations de travail avec les institutions, organes et instances tiers appropriés au sein de l’UE et dans le monde entier lorsqu’il est question des missions confiées à l’Eurosystème.
Wikipédia
Posté le 16.09.2007 par commerceinternational
à la une PORTO (AFP) - 15/09/07 21:17
BCE et Eurogroupe: la France suscite la controverse
L e chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy a déclenché une polémique avec ses partenaires en Europe en épinglant l'action de la BCE, en pleines turbulences financières, et en s'en prenant sans ménagement au président de l'Eurogroupe.
Selon des propos rapportés samedi par le quotidien Le Monde, il a jugé "curieux" que la Banque centrale européenne se contente de mettre d'importantes sommes d'argent à disposition des banques pour ramener le calme sur les marchés, mais n'abaisse pas aussi ses taux d'intérêt pour soutenir la croissance.
"On a fait des facilités pour les spéculateurs, on complique la tâche pour les entrepreneurs", a estimé M. Sarkozy, selon ces propos tenus vendredi soir dans l'avion qui le ramenait de Hongrie.
La ministre française de l'Economie, Christine lagarde, présente à Porto pour une réunion avec ses collègues européens, a enfoncé le clou samedi en jugeant que M. Sarkozy a "tout à fait raison de poser la question des taux d'intérêt" de la BCE, que Paris juge trop élevés.
Le chef de l'Etat français a aussi reproché au président de l'Eurogroupe (forum des ministres des Finances de la zone euro), le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, de faire preuve d'inertie. "Quelle initiative a-t-il prise ?", s'est-il interrogé.
Cette sortie de M. Sarkozy est intervenue le jour même où M. Juncker, au nom de l'Eurogroupe, a publiquement rappelé à l'ordre la France à Porto pour son manque d'efforts dans la réduction de ses déficits, lors d'une réunion du forum.
Le chef de l'Etat français a toutefois pu mesurer à quel point il reste isolé en Europe dans ses critiques.
A Porto, le commissaire européen aux Affaires économiques Joaquin Almunia a rendu hommage à M. Juncker et plusieurs des partenaires de la France sont montés au créneau pour soutenir la BCE.
"Je pense que la politique suivie par la BCE est appropriée", a déclaré le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück, en exhortant à ne pas remettre en cause l'indépendance de la banque centrale, que l'Allemagne a jadis ancrée dans le traité de Maastricht qui a mis l'euro sur les rails.
"Aucune majorité ne se dessine" en Europe pour cela, a averti le ministre allemand.
Moins diplomate, le gouverneur de la très orthodoxe banque centrale allemande (Bundesbank), Axel Weber, a assuré que l'impact des critiques françaises sur les décisions de l'institut monétaire serait "nul".
De quoi alourdir quelque peu l'atmosphère entre Paris et Berlin alors que, selon la presse allemande, les relations entre la chancelière Angela Merkel et le président Nicolas Sarkozy se sont récemment détériorées.
Le président de la BCE lui-même, Jean-Claude Trichet, est sorti de sa réserve pour lancer une pique à Nicolas Sarkozy.
Il s'est étonné des critiques du chef de l'Etat français en rappelant qu'au début du mois, le chef de l'Etat français avait au contraire salué la décision de la BCE de ne pas augmenter ses taux, du fait des turbulences financières, "au point même de l'avoir attribuée à sa propre influence".
D'autres pays européens, l'Autriche et l'Espagne en particulier, ont pris leurs distances avec l'offensive française.
En France, le dirigeant centriste et pro-européen François Bayrou, a jugé "inquiétants" les propos de Nicolas Sarkozy. Ses déclarations sont selon lui "extrêmement déstabilisatrices dans ce climat de crise" actuel.
Depuis son élection le 6 mai 2007, le chef de l'Etat français a exprimé des positions tranchées sur les questions européennes, au risque de froisser ses partenaires, qu'il s'agisse de l'adhésion de la Turquie à l'UE, de l'OMC ou, surtout, de la BCE.
Extrait AFP